07 mars 2006

Gallerie Dorian Gray : le gluon fait monter ou descendre la côte des poeple

Au Gluon, on aime aussi faire le portrait des poeple...

Winona Ryder. Le nom siffle aux oreilles comme un règlement de compte à OK Coral. On se souvient d’elle depuis le Dracula de Coppola, en Mina, jeune vierge victorienne aux attirances saphiques, effeuillant un Kama soutra de Richard Francis Burton. Les midinettes frémissent encore de la bacchanale érotique dans les bras de Dracula-Oldman, dont on se doute, en contre champs et fondus aux noirs, que la belle Mina n’a pas passé son temps à valser et à boire de l’absinthe. Les yeux faussement innocents de Winona conduisent vers ces zones rouges, que même Francis Ford, hésita à montrer. Le voile est levé, le prince de Walachie, Vlad Tepes dit l’Empaleur, n’était pas le dernier des manchots. Les positions les plus extrêmes venant du harem du grand Turc ne lui étaient pas inconnues. Il connaissait les inversions persanes, que certains chroniqueurs vénitiens ont rapportées sous le manteau dans la cité des Doges. Winona, bête à deux dos à la mode transylvaine ? Il suffit d’énumérer les feuilles de roses, poirier anal et miracle de la mouche cantharide qui sont autant de mignardises fleuries. Winona est une héroïne sadienne. Ainsi, cette arrestation pour vol à l’étalage. On imagine sans fard le désir puissant de se faire serrer par des agents de sécurité, néanderthaliens et nervis capitalistes payés à la petite semaine. La fouille au corps par des grosses mains gantées sur le fragile torse de Winona. L’érection sous le pantalon de tergal. Les rires gras et les haleines de cow-boys tex-mex. Des cops bouffis à la bière et au junk Food viendront plus tard embarquer Mina Harker, menottée, bafouée, humiliée. Il y a une certaine puissance érotique aux infortunes de la vertu. Winona, c’est son charme indéniable, n’est jamais plus belle qu’au coeur de l’humiliation. Sa vertu à l’antique saveur des orgies romaines, elle se régénère dans la fange. Sa beauté est diaphane et blanche, telle une morte aux lèvres roses et aux tétons rouges. Impératrice portant le sang coagulé sur ses cuisses d’albâtre, la pourpre de César. Egérie lubrique d’une génération, Winona nous revient comme le plat de choix d’un festin cannibale

Tristan Ranx

craché par Le Gluon at 3:21 AM

1 Comments:

Anonymous Pascal said...

Moi, elle ne me dit plus rien la Winona. Plus envie.

25 mars, 2006  

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