Gluon 4
Jérôme

Révélation : Un commando Gluon abat Oussama Bin Laden dans le Takla Makan
En opération dans le désert du Taklan Makan en territoire chinois, un commando gluon débusque et abat le chef terroriste en représaille au kidnapping de Tristan Ranx.
« L'agonie de la bête va durer des heures. La fusillade ne connaît aucun répit. Tous les assiégeants pensent jouer un rôle historique. Ils sont persuadés qu'ils ont à venger les crimes de Bin Laden. On boit, on parle, on s’insulte, on rit parfois. On le peut car de son repaire Bin Laden n'est pas en mesure d'atteindre tous ces bravaches et redresseurs de torts gluons. Les derniers défenseurs moujahids du Front islamique du Turkestan tombent les uns après les autres mais la résistance est féroce. On décide d’appliquer la méthode John Wayne et de dynamiter le repaire. Bin Laden se sait perdu. Il rampe jusqu'à la table, prend plusieurs feuilles et rédige une sorte de testament. Le siège se fait plus pressant. La caverne est dynamitée une seconde fois. Des débris de pierres et de terre frappent le chef d’Al Qaïda. Il se réfugie sous le lit de camps. Il saigne abondamment. Il prie. Une troisième fournée de dynamite achève toute résistance. Les mercenaires Gluons décident d'entrer. Après avoir traversé la première voûte, ils débouchent dans la « chambre », et le QG de l’homme le plus recherché du monde. Sur le mur, étrangement, un vieux poster du groupe Wham se consume lentement. Le pot de chambre est toujours là, miraculeusement préservé avec l’urine matinale du chef suprême. Bin Laden est là, terré, tremblant de fièvre. C’est un vieillard prématuré, sale et couverts de poux. Luttant contre le dégoût, les Gluons lui intiment l’ordre de se rendre. Personne n’a encore réalisé que ses tympans sont déchirés. Soudain, dans un dernier sursaut, il s'écrie:" Petite pute, le cul te pue comme un chien crevé ", et bondit sur nous. Il a encore la force de tirer trois coups. Nous ripostons. Peu à peu, les taches de sang sur le sol s'élargissent. C'en est fini de l'homme symbole du terrorisme. Bin Laden a été atteint de six balles. L’homme est mort avec courage. Nous lui organisons des funérailles vikings au milieu d’une rivière endoréique asséchée. Les Américains peuvent toujours se mettre leur rançon ou vous pensez. Je rédige un communiqué en picard pour leur faire comprendre. Ils doivent toujours être en train de le décrypter. Je signe par un "Picardia Independanza" particulièrement bravache »
Vincent Garland

L'écrivain Tristan Ranx kidnappé par le GMVP

Pascal Guy est mort !

31 mars 2006
La République des Blogs : Baby-boomers contre « baby loosers ».

29 mars 2006
TAZ in France : la première république post cyberpunk du XXIe siècle…
Contrairement aux lieux communs véhiculés par les médias étrangers et une partie de l’intelligentsia 68-tarde, la révolte anti CPE n’est pas une sorte « mai 68 bis ». Les différences qui opposent l’étudiant des années 1960 et celui de 2006, sont fondamentales. Les premiers étaient des petits bourgeois qui hurlaient les slogans de Mao, les seconds sont des enfants de la crise qui citent le philosophe Hakim Bey. Nous avons ainsi vu fleurir sur les universités française la mention Zone d’Autonomie Temporaire (ZAT), faisant explicitement référence au livre TAZ (Temporary Autonomous Zone) du philosophe cyberpunk. Dans les articles précédent du Gluon nous avions évoqué la formation de milices étudiantes d’autodéfenses pour lutter contre les casseurs. Les premières unités de ce genre sont apparues dans les milieux universitaires de la ville de Rennes. Les modes opératoires des étudiants consistant à occuper temporairement certaines zones et obligeant le pouvoir à bunkeriser ses institutions, est à l’avant garde de la révolte postmoderne. N’en déplaise à certains commentateurs étrangers, la France, loin d’être un pays refermé sur lui même et rétrograde, montre aujourd’hui une inventivité et une modernité de sa jeunesse qui devrait être un modèle universel pour le reste du monde. Le CPE, de ce point de vue, est un véritable camouflet dirigé vers ces générations qui doivent rapidement remplacer les 700 000 départs à la retraite par an des baby boomers. Il semble ainsi que les partisans fatigués de mai 68 et de Mao, veulent faire payer très cher leur vieillesse botoxée et leur utopie fânée. Que la jeunesse française s’oppose à la réinvention du joug, voilà qui devrait être un motif de fierté que ce soit pour les courants de gauche comme de droite. Le fait est que les vieux clivages politiques n’ont plus lieu d’être, car brandir sa couleur est aujourd’hui un comportement has been qui frise le ridicule… On va en famille regarder les manifs et voir les visières en plexiglas des CRS briller au crépuscule. Les enfants admirent les armures robocops, les boucliers de type normand, les tonfas d’Okinawa en carbonne, les véhicules équipés de doubles canon à eaux. On s’exclame d’ahurissement devant la Sorbonne, forteresse noire en état de siège. Et lorsqu’à la nuit tombante du printemps, le premier cocktail molotov illumine le bitume telle une colchique dans les prés, les photographes, moustiques tournoyants et casqués, se brûlent les ailes pour figer la flamme. La foule retient son souffle devant la belle mécanique des fluides des casseurs, véloces comme des elfes, méchants comme des cochons sauvages, mais peureux comme des souris, refluant devant les phalanges noires. Pauvres petites billes de banlieues roulant au hasard dans un monde qu’ils ne comprennent plus. Journalistes du monde entier, si vous désirez plonger dans le futur venez chez nous, vous êtes les bienvenus en France, la première république post cyberpunk du XXIe siècle…

Piège à loups place de la République
Ce qu’on peut reprocher aux médias classiques c’est de se cantonner à une vision parcellaire des événements et de gommer toute vision globale. Le Gluon, au contraire, essaye de survoler l’événement afin de dévoiler une explication panoptique. Le comité Hemingway, qui s’est rendu place de la République, aux abords de la manifestation anti CPE du mardi 28 mars 2006 peut en témoigner. Ainsi dès la place de la Bastille, aux environs de 17H00, des groupes de « casseurs » composés de plusieurs centaines d’individus ont remonté à marche forcée le cortège sur la droite pour rejoindre la place de la République. Ceci est d’autant plus étonnant que de Bastille à République le dispositif policier formait une nasse dont la place de la république était le cul de sac. Les « casseurs » dont on peut estimer le nombre entre 300 et 400 individus, se sont jeté tête baissée dans ce qui était un piège avéré... ceux ci, à leur habitude, ont commencés à harceler les forces de l’ordre sans se rendre compte qu’ils étaient dans un filet sans issues. Tournant en rond, incapable de circuler, ceux ci se heurtaient en permanence aux forces des CRS et des gardes mobiles. Une charge violente des services d’ordre de la CGT, contre les casseurs, à alors quasiment nettoyé la place entre Go sport et la Pizza Pino. Les policiers en civils lookés cagoules, pouvaient ainsi fondre sur les meneurs et les arrêter un par un. La solution qui aurait consisté à attaquer les manifestants afin de créer un mouvement de panique n’a pas pu être mis en place par les casseurs, à part quelques attaques lâches et gratuites contre quelques « pigeons ». Au fil des heurts, la force mobile des casseurs perdait de sa force. L’incapacité tactique et la peur de l’affrontement direct avec les CRS conduisait la stratégie des casseurs à un échec total. Alors que leur nombre aurait suffit à submerger n’importe quelle défense policière, ceux était incapables de se lancer dans une mêlée volontaire, et un corps à corps violent. La technique de la razzia trouvait ses limites dans les événements de la place de la république, et ceux que l’on nomme généralement les « racailles » ont définitivement perdus l’aura dangereuse qu’ils avaient gagné lors des événements de banlieues. Lâcheté individuelle et bêtise tactique sont donc les seuls relents faisandés que ces « casseurs » laisseront dans l’histoire de France. Mais on peut se poser la question de savoir qui a poussé ces individus ridicules à se rendre aussi rapidement place de la république sans être inquiétés ? Le piège semblait trop bien organisé pour être un hasard... Un stratège en chambre à vraisemblablement organisé la curée...Sachant que les CRS sont sous les ordres directs du premier ministre et que les gardes mobiles sont sous les ordres du ministre de la défense, on comprend le peu d’influence de Nicolas Sarkozy sur la manifestation de la place de la République. Seul un fin connaisseur de la stratégie antique pouvait diriger et placer aussi admirablement ses pièces... Le combat entre Pompée et César risque d’être sanglant...
T.R

28 mars 2006
Pour qui sonne le Gluon ?
« Les maraudeurs attaquent ! » ce cri est sur toutes les lèvres. Ce sera le jour le plus long. D’Arcole à Paris, un pont trop loin ? Tendez l’oreille et vous saurez que le vent souffle de Navaronne. Aujourd'hui, nous formons notre platoon, le comité Hemingway... Pour qui sonne le Gluon ? Sommes-nous la septième compagnie ou les sept salopards ? Under fire. Nous sommes les nouveaux journalistes de l'armée des ombres. Full metal jacket. Et plus tard, nous pourrons dire « we were soldiers » sur tous les champs de batailles depuis Stalingrad,Salvador, Hamburger Hill, sans oublier la bataille d’Alger. Appelez nous les centurions si vous voulez, ou chiens de guerre si vous préférez. Le vol des cigognes et des oies sauvages a commencé. L’aigle s’est envolé. Tora ! Tora ! Tora !

27 mars 2006

25 mars 2006
Le jeu de la puissance.

Les oiseaux de malheur survolent les plaines de France. Les pouvoirs s’affrontent : pouvoirs officiels, occultes, clandestins, populaires… Alors que le Président est discrédité, la bataille entre Néron et Napoléon IV, se fait plus intense. La jacquerie étudiante embrase la France, les syndicats et les partis se préparent, à l’affût, afin de rafler la mise. Dans l’ombre chacun attend son kairos. Les milices du 9-3 lancent des raids sur les manifestations sous le regard impuissant des forces de l’ordre. Les CRS et gardes mobiles transformés en fantassins lourds deviennent une force létale trop dangereuse pour le pouvoir en place. La vague et le choc de 2006 touchent de plein fouet la France. Les 68-tards poussés par le temps inexorable, et les départs massifs en retraite, cherchent à conserver un pouvoir vacillant. Alors que des centaines de milliers de postes vont se libérer dans les mois qui viennent, les CPE instaurent une forme de nouveau servage scélérat. Dans la rue, les étudiants humiliés par les hordes hostiles commencent à s’organiser en milices d’autodéfense. Les bandes des cités dopées au Kärcher appliquent des techniques rôdées de guérilla urbaine, remontant toujours une manifestation en sens contraire pour distribuer des claques, provoquant la terreur et le chaos sur leur passage. Les attaques aléatoires se font à 10 , 20 ou 50 contre 1. Journalistes, anarchistes, syndicalistes, CRS, policiers en civil, étudiantes et ménagères fuient en tous sens entre gaz lacrymo, voitures brûlées et cordons de gendarmes im(mobiles). Chaos sur Seine. Derrière les murs de la Hype, alors que les Invalides s’enflammaient, la soirée Diesel battait son plein à l’école des beaux-arts. Vodka, Whiskies, et gins, coulaient dans les gosiers en pente. On attendait sans y croire la mort rouge. Mais même les masques de carnaval n’ont plus de sens au royaume de Truanderie. Un grand vide s’est ouvert sous nos pieds. L’abcès vient de crever laissant gicler le pu des siècles passés…
T.R

Marre de Jean Tulard !

J’en ai plein le cul de voir tous les livres ou presque sur la période napoléonienne être préfacé ou sous la direction de Jean Tulard. Comme le Napoléon au Jour le Jour, un livre d'une rare précision qui doit avoir sa place dans toute bibliothèque napoléonienne qui se respecte. Pourquoi le nom de Jean Tulard, véritable maquereau du 1er empire, est-il placé devant celui de Louis Garros qui lui, a écrit le livre ? Tulard se contentant, comme à sa triste habitude, de commenter le travail des autres. Pour cet ouvrage, c'est particulièrement déplacé. Surtout que Louis Garros est décédé en 1975 et ne touchera donc pas de droits d’auteur. Déjà, dans le Dictionnaire du 1er empire, les articles de monsieur Tulard, spécialiste "incontesté" comme il aime à se faire appeler, ne font que deux, trois lignes et sont bourrés d’erreurs de dates, de grades et de noms. Il n’y a pas de mal à vivre de sa plume, encore faut-il ne pas la laisser dans l’encrier pour aller piquer celle des autres.
Et en plus il a une tête de con !
Pascal GUY

22 mars 2006
Le choc de la phalange
Le syndicaliste Cyril Ferez a été gravement blessé lors de la manifestation de samedi.
Une question se pose : Faut-il interdire les charges de CRS en rangs serrés ? Les formations en phalanges sont des armes de guerre. Une fois lancées rien ne les arrête, sauf une formation similaire. C’est le concept de « choc » entre deux phalanges. (voir l’historien Hanson). Lancer une charge en formation serrée contre des manifestants désorganisés est donc aussi aberrant que de rouler avec un camion sur une foule. D’autres victimes seront à déplorer...
Epaminondas

21 mars 2006
L'arène de la Sorbonne...
18 mars 2006: "Une arène vivante composée de plusieurs centaines de CRS qui encerclent un groupe d’une centaine d’étudiants pris dans la nasse. C’est la panique chez les jeunes, des enfants pour la plupart, qui hurlent pendant que des voltigeurs s’en donnent à coeur joie. Mêlée ouverte au Joujouland. Les thons tournent en rond mais ne peuvent fuir." (voir article : pèche aux thons à la Sorbonne)
20 mars 2006
Salon du Livre 2006

BHL entarté au salon du livre

19 mars 2006
Flyer Gluon Odorama

Pèche aux thons à la Sorbonne
Tristan Ranx

15 mars 2006
Un café au Reflet

Manifestation anti CPE: Le Gluon témoigne



Alors que je couvrais les manifestations étudiantes pour le Gluon, je me suis retrouvé pris dans une charge de CRS dans la rue Saint Jacques. Tout à commencé par une magnifique ellipse traçant sa route dans le ciel bleu. Une Kro je crois, qui se prenait pour un cruise missile. Le Scud du pauvre. La cervoise volante a explosé dans les rangs policiers. Premier sang : début des hostilités. La ligne casquée s’est mise à avancer fracassant les crânes des étudiantes qui se croyaient à Deauville. « pas de violence, pas de violence » criaient-elle à force d’avoir trop lu Marie-Claire et Elle. Quant à moi, j’avais déjà remarqué qu’une seconde ligne prenait les manifestants en sandwich. J‘ai une sainte horreur des doubles fronts. Je ne crois pas au pacifisme féminin. Comme Tom Cruise dans la Guerre des Mondes, je préfère utiliser mais jambes, et elles fonctionnaient à merveille les luronnes. N’ayant aucune envie de me prendre un Goldorak dans la tronche j’optais pour la retraite précipité. Des types louches qui buvaient du pastis dans des bouteilles d’Evian ont disparu dans la mêlée. La foule était prise de soubresauts entre panique et aveuglement. Je crois avoir vu une barrière de sécurité s’envoler. C’était juste avant les gaz lacrymaux. Quel manque de style ! J’en ai profité pour balancer deux bulles puantes, histoire d’apprendre la délicatesse à ces gazeurs du dimanche. Une petite odeur de pet s’est évaporée. Je crois qu’un gros CRS à senti la chose et qu’il a cru que c’était son petit salé aux lentilles qui passait mal. Finalement j’ai aimé ces viriles charges et contre charges. J’ai pompé l’adrénaline comme un combattant du K1. C’était bien. En plus, on peut faire ça sans préservatifs.

10 mars 2006
Le Paris Paris, boite à la mode, boite à buzz
Franck Lamont-journaliste

Bordel...munitions non utilisées et stockées pour odorama futur

09 mars 2006
BHL habillé pour l'hiver

Dans un article du Monde monsieur Levy trouvait les caricatures danoises médiocres. Venant d’une caricature de philosophe et d’humaniste c’est ce qu’on appelle vulgairement l’hôpital qui se fout de la charité.
Pascal GUY
"Une imposture française", éditions Les Arènes, Nicolas Beau, Olivier Toscer

08 mars 2006
Poésie moderne...postmoderne...Gluonne............

poésie moderne?
De sacrées opération d'overclocking ont été nécessaires pour arriver à ce résultat. Pour que l'engin ne grille pas comme une saucisse, Asetek a fourni son système de refroidissement de processeur VapoChill LightSpeed, qui descend à -33°C, ainsi qu'un système de refroidissement à eau pour empêcher que la carte mère et la carte graphique fondent comme une raclette.
Avant d'overclocker l'engin, les constructeurs ont pris un P4 Intel à 3,8 GHz, lui ont ajouté de l'HyperX Ram de Kingston ainsi qu'un disque dur Western Digital Raptor X, que son fabricant déclare être le disque SATA le plus rapide au monde."
src= http://fr.gizmodo.com

07 mars 2006
Reportage : Une meute de loups dans Paris
Avez-vous déjà descendu en roue libre la rue Saint Jacques avec un adjudant dégradé adepte du tour de France ? Vous devriez. Ce n’est pas du Yamakazi, mais ça y ressemble. C’est à l’heure du couvre feu bourgeois qu’il faut s’élancer bien lesté de cinq litres de bière. C’est aux heures nocturnes que les diableries les plus étranges surviennent. Après avoir évité l’accident avec une technique de Top Gun, l’adjudant et son paquet, moi même, firent une entrée percutante dans la rade des Halles. Ils étaient là... Avez-vous déjà vu une meute de loup dans Paris ? Corps de chats maigre, cheveux luisants, l’oeil rouge. On ne pouvait pas les confondre avec le péquin ordinaire. Ceux là sortaient de quelque roman gothique, genre Lestat ou Morsures de l’aube. Ils avaient des airs de nihilistes et de syndicalistes de la narodnaia volia, des allures d'anarchistes victoriens d’un homme nommé jeudi. Un peu partout, l’oeil averti pouvait remarquer les autocollants qui signalent la tanière de la horde. Membres d'une espèce à la fois grégaire et nomade, ils arpentent un territoire fluctuant, mais reviennent toujours à leur point de départ. La louve formait le centre de la meute, une sorte de phylum concentrique ou une étrange hiérarchie semblait s’être organisée de manière naturelle. Ceux qui s’approchaient du centre étaient adoubés selon une mystérieuse loi de la nuit. C'est alors, par quelque attirance lunaire, que la meute s’est regroupé avant de fondre dans la nuit, et repartir vers le pays des cernes et du matin : la longue nuit blanche du jour.
Tristan Ranx

Gallerie Dorian Gray : le gluon fait monter ou descendre la côte des poeple
Au Gluon, on aime aussi faire le portrait des poeple...
Winona Ryder. Le nom siffle aux oreilles comme un règlement de compte à OK Coral. On se souvient d’elle depuis le Dracula de Coppola, en Mina, jeune vierge victorienne aux attirances saphiques, effeuillant un Kama soutra de Richard Francis Burton. Les midinettes frémissent encore de la bacchanale érotique dans les bras de Dracula-Oldman, dont on se doute, en contre champs et fondus aux noirs, que la belle Mina n’a pas passé son temps à valser et à boire de l’absinthe. Les yeux faussement innocents de Winona conduisent vers ces zones rouges, que même Francis Ford, hésita à montrer. Le voile est levé, le prince de Walachie, Vlad Tepes dit l’Empaleur, n’était pas le dernier des manchots. Les positions les plus extrêmes venant du harem du grand Turc ne lui étaient pas inconnues. Il connaissait les inversions persanes, que certains chroniqueurs vénitiens ont rapportées sous le manteau dans la cité des Doges. Winona, bête à deux dos à la mode transylvaine ? Il suffit d’énumérer les feuilles de roses, poirier anal et miracle de la mouche cantharide qui sont autant de mignardises fleuries. Winona est une héroïne sadienne. Ainsi, cette arrestation pour vol à l’étalage. On imagine sans fard le désir puissant de se faire serrer par des agents de sécurité, néanderthaliens et nervis capitalistes payés à la petite semaine. La fouille au corps par des grosses mains gantées sur le fragile torse de Winona. L’érection sous le pantalon de tergal. Les rires gras et les haleines de cow-boys tex-mex. Des cops bouffis à la bière et au junk Food viendront plus tard embarquer Mina Harker, menottée, bafouée, humiliée. Il y a une certaine puissance érotique aux infortunes de la vertu. Winona, c’est son charme indéniable, n’est jamais plus belle qu’au coeur de l’humiliation. Sa vertu à l’antique saveur des orgies romaines, elle se régénère dans la fange. Sa beauté est diaphane et blanche, telle une morte aux lèvres roses et aux tétons rouges. Impératrice portant le sang coagulé sur ses cuisses d’albâtre, la pourpre de César. Egérie lubrique d’une génération, Winona nous revient comme le plat de choix d’un festin cannibale

06 mars 2006
Le choc des civilisations en images...

05 mars 2006
Le plus grand écrivain depuis Pif le chien !

P.s. : J’aimerais quand même bien être une petite souris pour pouvoir écouter ce qu’ils se racontent ces deux là en privé. Je crois que je m’en péterais les côtes de rire !
Pascal GUY

03 mars 2006
Question de Gluon

02 mars 2006
TomatoTom répond au Gluon
Voici la réponse d'un ex 68-tard au Gluon. (in parissi.com) Ceci est assez étonnant...cela montre en tout cas que nos idées ne laissent personne de marbre...
Cher Gluon,
« J'ai lu votre message, suis allé voir votre blog, et ayant été, non pas un soixante huitard, à ce moment j'étais agnostique, mais ayant vécu le psychédélisme, le LSD, la route des Indes, by train et by bus en 70, le rêve hippie et le culte de la personnalité, je me sens concerné par le sujet. Tout d'abord, vous avez raison, vae victis, ce fut un échec pour notre génération, et sous les pavés, c'était pas la plage mais les chocs pétroliers et la chasse au gaspi. Mais à nôtre décharge, je dirai qu'à l'impossible nul n'est tenu, et que comme le disait si bien F.Villon dans "La ballade des pendus": "Fréres humains, qui aprés nous vivez, n'ayez contre nous les coeurs endurcis, car si pitié de nous pauvres avez, Dieu aura plus tôt de vous merçi", chaque génération fout la merde pour la suivante. Jusqu'où ? That is the question !
Reste que l'idée d'une recherche spirituelle dans la vie, si elle n'est pas récupérée par des systèmes de manipulation pour le pouvoir ( religion, argent, sexe, vertu, science, psychothérapie, ect....) reste la seule attitude raisonnable de l'homme face à sa condition. "Je suis né du désir, mais du désir de quoi, et pourquoi dois je mourir ?"
J'aime bien l'idée de l'humour et de la désinvolture comme spiritualité. Le sens "faire de l'esprit", il y a un côté rebelle dans cette attitude qui me séduit. " Faites de l'esprit, pas la guerre!", puisque l'amour c'est plutôt flou comme concept.
Et puis mon teen-age, c'était les Rolling Stones et "Sympathy for the Devil" aussi ! Et le Diable, dans un univers si dogmatique, n'offre t-il pas, lui au moins un modèle de rebellion. Contre le créateur....donc contre nôtre génération. Allez y foncez dans le tas ! Vous avez ma bénédiction!!!! »
TomatoTom

01 mars 2006
Il n'est jamais trop tard pour faire la différence...

27 février 2006
Ce n'est pas au peuple d'avoir peur du gouvernement, c'est au gouvernement d'avoir peur du peuple.


26 février 2006
Eric Zemmour et " le Premier Sexe"

22 février 2006
Fatwa bleu pour les Suédois et les Argentins
Cette information intéressera sûrement la Syrie et l’Iran ! Et oui, nous avons trouvé pire que les caricatures danoises sous la plume d’un grand philosophe suédois et du plus grand écrivain argentin... La vision du prophète, zombie sortit des enfers pour prononcer trois mots, vaut tous les blasphèmes parjures et autres reniements... Et puis arrêtez de brûler des drapeaux helvétiques à la place de l’étendard du royaume de Danemark... Achetez-vous un Quid bon dieu ! Etre nul en géographie est une insulte aux portulans arabes et au grand explorateur Ibn Battuta. Faîtes un effort les mecs ! Vous verrez que les drapeaux suédois ou argentins sont très jolis aussi. Et une fatwa bleu, une ! :
« Le véritable Mahomet, celui qui rédigea le Coran, a cessé d’être visible à ses adeptes. On m’a dit qu’au commencement il les présidait, mais qu’il prétendit les dominer et qu’il fut exilé dans le Sud. Une communauté de Musulmans fut poussée par des démons à reconnaître Mahomet comme Dieu. Pour apaiser ce trouble, Mahomet fut extrait des enfers et on l’exhiba. C’est en cette occasion que je le vis. Il ressemblait aux esprits incarnés qui n’ont pas de perception interner, et son visage était très obscur. Il put articuler les mots : « je suis votre Mahomet » et il disparut immédiatement. »
De vera Christiana religio ( 1771) d’Emmanuel Swedenborg cité par Jorge Luis Borges dans l’Histoire universelle de l’infamie (1951)

21 février 2006
opportuniste ...
Le député socialiste Arnaud Montebourg veut cibler les trentenaires avec son association « Rénover maintenant ». Et du Gluon politiquement correct pour le peuple... Vas-y chauffe Marcel !

Je chante l'eau et le lait (Baer et Wizman)
Ça fait toujours plaisir...

Catéchisme 68-tard en 9 slogans
- 1-« Ne travaillez jamais. »
Ce slogan était évidemment dirigé contre les générations non adoubés par 68. Ceux qui n’ont jamais plus travaillé : Chômeurs, SDF. Le 68-tard au contraire est devenu un bourreau de travail en s’installant en force dans tous les postes clés de la société...
- 2-« Fin de l'université. »
Pas vraiment, plutôt le début de la fin... Alors que les 68-tards ont bénéficié d’un climat de fin de règne qui leur à permis de prendre la place des mandarins. Les choses sérieuses ont commencé pour les étudiants suivants : partiels, sélection du DEUG, et surtout se coltiner des profs ex maoïstes, trotskyste, lambertistes etc... qui continuent leurs petites guéguerres et leur charabia sur le dos des futurs chômeurs...
- 3-« On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera. »
Ils ont tout revendiqué, tout pris, tout occupé.
- 4-« Soyez réalistes, demandez l'impossible. »
Devenir ministre. Même pour un hippie c’est possible...
- 5-« On achète ton bonheur. Vole-le. »
La propriété, c’est le vol. Le 68 tard est un capitaliste du bonheur
- 6-« Le réveil sonne : Première humiliation de la journée ! »
Pour celui qui va travailler sous tes ordres...Connard !
- 7-« Imagine : c'est la guerre et personne n'y va ! »
Dites ça aux Bosniaques...
- 8-« Élections, piège à cons. »
« Aller voter pour nous ! » qu’ils vous disent maintenant.
- 9-« Il est interdit d'interdire »
La nouvelle aristocratie à tous les droits...

19 février 2006
Topor et Mahomet




Moi le premier je suis tombé dans le panneau comme un gros con que je suis. Les deux caricatures attribués à Roland Topor avec Mahomet en costume cravate, la première avec une vache sur la tête, la deuxième en train de se faire dégueuler du sperme sur la gueule ne sont que deux ignobles montages perpétrés par un obscur site de droite, officiant sur Blogger en plus, et nommé Le Cochon Hallal. Les Originaux de Topor font partis de sa série des Max Lampin. Voilà donc les vrais et les faux pour remettre un peu d’ordre et de calme dans tout ce bordel.

11 février 2006
Extraordinaire Google

finies les vacances

10 février 2006

Mahomet?
Parce que / pour que le Gluon soit / reste Gluon

Radio ta gueule N°2 : Soheib Bencheikh : l'Islam modéré, mais si ça existe !

Au gluon, bien qu'on ne supporte pas les excités des écrits saints, et plutôt que de montrer, comme tous les grands médias, des égorgeurs et des barbus tarés, on a invité l'ancien mufti de Marseille et aujourd'hui docteur en théologie et chercheur en science islamique pour lui laisser la parole, notamment sur le délire provoqué par les caricatures de Mahomet. Lui qui s'est toujours inquiété des dérives de l'Islam et qui traîne derrière lui une condamnation à mort du GIA, a décié de quitter le Conseil Français du Culte Musulman en claquant la porte. Voilà son opinion sur les grands sujets.
Les musulmans français ?
Aujourd'hui, qui trouve-t-on pour représenter les musulmans ? Les «barbus», le plus souvent sans culture théologique, enferment les quartiers dans une vision archaïque de l’islam. Au plus haut niveau, les mouvements fondamentalistes viennent d’obtenir une reconnaissance démesurée avec la création du CFCM. Au sein de ce Conseil, je suis le seul théologien. J’y siége comme « personnalité qualifiée », en réalité disqualifiée : mes convictions y sont très minoritaires, je ne peux pas les défendre. On n'y débat plus que des rapports de pouvoir, c’est insupportable. Dans un souci sécuritaire louable, Nicolas Sarkozy a créé ce système qui intègre les mouvements intégristes pour mieux les contrôler. Le résultat, c’est q’ils ont gagné un pouvoir qu’ils n’avaient pas. Ils se sont emparés de l’Ile-de-France, de Marseille, les mosquées prennent leurs ordres aux consulats d’Algérie ou du Maroc, ou dans les mouvances fondamentalistes internationales. On est entré dans une phase de radicalisation délirante ! Personnellement, je ne veux plus être l’alibi d’une instance déséquilibrée. Dalil Boubaker est un modéré, mais c’est l’arbre de respectabilité qui cache la forêt, et il ne peut pas s’exprimer. Je me prépare donc à démissionner de toutes mes fonctions, au sein du Conseil comme à Marseille. Nicolas Sarkozy veut m’en dissuader. Il m’a convoqué le 30 janvier. Je l'ais écouté. Mais il m’a déjà promis tant de choses.

02 février 2006
Ne faisons pas les choses à moitié !

01 février 2006
Vive le Jyllands-Posten...
Vive le Royaume de Danemark, Vive Hamlet, Vive Lars von Trier et Vive le journal Jyllands-Posten... Ce dernier est un bijou. Les vikings postmodernes et scribouillards de ce journal, dignes descendant  des hommes du nord, pilleurs de troncs, et autres iconoclastes, se dont fendus de 12 caricatures de Mahomet... Sur l'une d'elles, Mahomet est coifféun turban en forme de bombe dont la mèche est allumée, ce qui le fait ressembler au responsable qualité d’un groupe terroriste. On le voit aussi faire campagne pour le port de la barbe broussailleuse,  et brandir une épée comme capitaine de l’équipe d’escrime du royaume de Dieu. Le plus drôle c’est que les Danois lui ont censuré les yeux avec un rectangle noir... Devos et les Monthy pythons s’étaient déjà bien amusés avec Jésus et son papa, mais le prophète de l’Arabie furieuse est un sacré boute en train. Cioran doit, à l’heure qu’il est, se fendre la poire dans sa remise de Montparnasse. Mais oui, peuple rabelaisien, l'islam interdit toute représentation -même respectueuse- de Mahomet pour prévenir toute dérive idolâtre. Ceci est valable pour vous, athées, et joyeux lurons du royaume de France et de Navarre. Le Jarnidieu – Je renie Dieu- d’Henri IV, le bon roi, n’est plus de mise. Il y a certains apôtres de la soumission qui vous enverront le code Napoléon dans la tronche à vous moquer des bondieuseries d’ici et d’ailleurs. Le code de Napoléon ? Ce n’est pas lui qui mis le pape aux arrêts ? Pour sûr citoyen ! Entre temps, certaines grenouilles de bénitier, déguisées en députés (l’habit fait le moine), ont transformées notre brique à broc juridique en petit Coran pour les nuls. Mais voila que ça s’agite chez les barbus du bulbe. Rachictoc et bachibouzouc s’en vont ratonner à Ryad à la recherche d’un Danois mal avisé. Les supermarchés publics koweitiens, saoudiens et autres ont décidé de boycotter les produits danois. Vu que le royaume de Danemark est un grand producteur de porcs devant l’Eternel, ils ne vont pas avoir grands choses à jeter, à part quelques harengs. Alors, si ça pue le poisson pourri aux pays des loukoums et de la police religieuse, faudra pas venir se plaindre. « Nous voulions juste mettre la liberté d'expression à l'épreuve. Nous n'avions absolument pas l'intention de provoquer.» affirmait Joern Mikkelsen. Bravo. Comme ça ont va pouvoir compter nos amis... A l'origine de l'affaire, un écrivain danois, auteur d’une vie de Mahomet, se plaignait début septembre, de ne trouver aucun dessinateur ayant le courage d’illustrer son livre. Il expliquait cette soudaine lâcheté, comme l’effet de l'assassinat du réalisateur néerlandais, Théo van Gogh. Aujourd’hui, comme en 1934 en Allemagne ou on évitait de faire la caricature de Hitler, dessiner le prophète Mahomet, c’est un peu recevoir la visite de la gestapo... On se demande si on a vraiment gagné la seconde guerre mondiale ? C’est pour ces raisons que le quotidien Jyllands Posten avait lancé un appel aux dessinateurs danois. Et c’est alors que Douze braves relèvent le défi. Quand nos hommes politiques et autres chefs d’entreprises baissent leur froc, c’est douze zébulons qui frétillent d’aise sur le dos de l’Europe. Le chiffre est symbolique, la réalité est exponentielle. Il y a finalement beaucoup d’hommes libres au royaume de Truanderie... Entre temps, le journal, Jyllands-Posten" refuse de présenter ses excuses. Moi non plus. Foi de Gluon.
Tristan Ranx

31 janvier 2006


26 janvier 2006
Bienvenue au Houellebekistan !

C’était il y a près de quinze ans, dans ma prime vingtaine. Sur la plage dorée de Cambrils, en Catalogne pour être précis. Je discutais, avec un copain punk rencontré à Salou, d’un certain Claude Vorilhon alias Raël qui, déjà à l’époque, nous faisait bien rigoler. Ce copain m’a confirmé, et je le crois toujours sur parole, que Raël est de bonne foi lorsqu’il affirme :
- avoir été enlevé par les Elohims.
- avoir fait le tour de la galaxie en soucoupe volante.
- être le demi-frère du Christ.
Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’à l’époque monsieur Vorilhon et le père de mon copain punk étaient voisins. Et ce dernier était aux premières loges pour voir que sa future majesté Raël ne s’enquillait pas moins d’une vingtaine de LSD par jour en construisant une pyramide en balsa sur sa péniche.
Alors tu m’étonnes qu’il a vu Jésus ! A ce tarif là il aurait même pu voir Babar le roi des éléphants, Nabuchodonosor, le monstre du Loch Ness, Le Pen au deuxième tour, mes couilles sur la commode, une chèvre jouer du violon, le capitaine Kirk et tout le staff de l’Enterprise. Mais non ! En fait, il a juste fait un tour en vaisseau spatial et appris qu’il était le demi-frère de Jésus ! Comme quoi, à l’époque, il avait le délire modeste monsieur Vorilhon.
Bref, il y a quinze ans, sur cette plage de Catalogne, je me suis bien fendu la poire sur le dos de sa majesté Raël.
Quinze ans après, je me prends « la possibilité d’une île » en pleine gueule pour la rentrée littéraire 2005 ! Pire encore, il paraîtrait que Houellebecq va adapter et réaliser lui-même son bouquin au cinéma !
Non mais putain ! Je rêve ou quoi !
D‘une, il faut le dire tout net, je n’ai jamais pu blairer Houellebecq ! Déjà, quand on s’appelle Michel Thomas, on vient pas faire chier des générations d’étudiants en lettres (putain les pauvres !!!) avec un nom de plume aussi chiant à épeler ( y a déjà Nietzsche, merde !). Pour finir sur mes impressions personnelles, je n’ai jamais compris pourquoi sa littérature pathétique et glauque est devenue un phénomène de société puisqu’il ne fait que retranscrire, comme une dactylo, le glauque et le pathétique de cette société ? Attends ! Mais je sais très bien que cette société est glauque et pathétique puisque je me lève tous les jours pour prendre le métro et aller faire mon boulot de merde ! Merci Michel de le souligner mais ça, j’avais compris ! Le problème c’est que Michel ne le souligne pas qu’une fois, il nous fout de bons coups de stabylo fluo à toutes les rentrées littéraires, à savoir, dans l’ordre :
- Extension du domaine de la lutte : le glauque au travail.
- Les particules élémentaires : le glauque en famille et en laboratoire.
- Plateforme : le glauque en vacances.
- La possibilité d’une île : le glauque au futur.
Je passe volontairement sur les autres torchons commis par ce triste sire. Notamment son bouquin sur Lovecraft qu’il n’aime que pour, justement, son côté glauque, en s’en délectant comme un Profond (un être mi-homme mi-poisson). Houellebecq aime Lovecraft comme un père mais Lovecraft n’aime pas les créatures qu’il a enfantées. Et tu peux me croire Michel, quand je t’affirme qu’à Providence, il t’aurait fui comme la peste !
Pareil pour Heidegger ! Qu’est-ce que c’est que cette soudaine passion du nabot Houellebecq pour Heidegger ? Ca lui prend comme ça les philosophes ! Comme une envie de chier ! Il y a pas longtemps, c’était Kierkegaard, pour frimer parce que personne connaît ! Et bien si connard ! Moi Heidegger et Kierkegaard je connais alors touche pas avec tes sales pognes ! On a déjà ton pote grisonnant Philippe Sollers pour s’auto-approprier le Siècle de Lumières et ça suffit comme ça ! Merci de laisser nos romantiques tranquille ! Surtout les philosophes parce que toi, putain, t’en es loin de la philosophie ! Et je ne parlerais même pas de ton expérience calamiteuse comme chanteur de rock car je sais que même toi, tu en as honte.
Marc-Edouard Nabe et Jack-Alain Léger ne seront plus jamais publiés. Foutus dehors de la littérature à coups de pied au cul parce que vraiment dérangeants.
Mais moi ce qui me dérange le plus c’est que le soit-disant plus grand écrivain contemporain français fasse l’apologie d’un trou du cul d’ex-drogué, millionnaire, post soixante-huitard ayant rétabli le droit de cuissage au XXIème siècle. Un trou du cul que d’ailleurs maintenant tout le monde trouve « sympa » grâce à Michel. Houellebecq, lui, va y rester dans la littérature parce qu’il ne dérange que les lecteurs. Il nous met le nez dans notre merde en nous disant que c’est de notre faute si nous ne sommes pas propres et certainement pas celle de ceux qui nous gouvernent. Houellebecq est un grand écrivain parce qu‘il fait office de chien de garde. Si t’es nul, t’y peux rien ! C’est de ta faute ! Surtout tu changes rien et tu achètes mes livres. Tu peux même en écrire toi aussi ! Tout le monde a un ordi maintenant et tout le monde peut faire mieux que moi alors envoie tes manuscrits aux deux trois grosses maisons d’édition qui restent. Dans le tas de blaireaux qui posteront leurs états d’âme au dépend des forêts d’Amazonie, les pseudo directeurs de collection à la Beigbeder en choisiront un, comme à la Star-Ac. Alors peut être que ce sera toi qui, un jour, prendra un nom de plume aussi illisible que tes bouquins.
Mais d’ici là, attendons le prochain Goncourt avec un nouveau Houellebecq encore plus bourré, mou, con et de droite qu’avant !
Pascal GUY

25 janvier 2006
Ce n'est pas du Gluon...
Le groupe UEP affilié aux « Dégonflés », pratiquent eux aussi une forme d’Odorama. C’est nouveau, ça ressemble au Gluon mais ce n’est pas du Gluon... Parmi les différences citons l’action totalement invisible et undercover du Gluon, la volonté de pénétrer dans les lieux les mieux gardés, l’organisation commando des comités gluon, et toujours ce malheureux 68-tard, cible de notre vindicte. Aucun de ces éléments ne se retrouvent à l’UEP ? Leur technique est classiquement américaine, mélange de Michael Moore et de Morjane Baba : pas de discrétion, distribution de tracts, polémique etc... C’est du spectacle, bien loin de l’art des opérations Gluon. Il faut dire qu’ils sont bien sympathiques quand même avec leur spray à merde. Il y a cependant une chose qui me chagrine...L’enquête, les preuves...J’aimerai que l’on me prouve que tel petit chemisier est fabriqué par un enfant de Karachi... J’aimerai que l’on dénonce aussi ces millions d’enfants qui fabriquent des cendriers en terre et cuite des sous plats en carton pour la fête des mères. C’est un scandale, et en plus ils ne sont pas payés pour écouler les surplus de glaise !
Fairnbarn

Les émules du Gluon...
S. un sympathisant de Gluon nous a écrit : "Au fait, sais-tu que vous avez fait des émules? Il s'agit d'un groupe qui se fait appeler quelque chose comme UEP "Utiliser des enfants pue". Ils ont officié pendant les soldes pour dénoncer les marques qui font travailler des enfants dans le tiers-monde type GAP, H&M, Nike et ont lancé, le premier jour des soldes, en plein rush, devine quoi? DES BOULES PUANTES dans les boutiques en question!!! C'est plutôt flatteur pur vous d'être copiés, non?

20 janvier 2006
Rappel:

Bulles puantes...Mode d'emploi

16 janvier 2006
Les bis ( en picard)
J’ai des crankes et j’ai l’souglou
Rien qu’a pinser aux bis
Aux bronzés, comme ils disent
C’est à se trondler
A s’empierger
Que de voire ces viezries, ces vius
Et cu de fauteuils.
Y’a l’tio, bas du cu
Le grand dépendeur d’andouilles
Le gros panchus
Celle qu’a un cu
Comme une mande à prunes
La belote aux gros têtes
Et le rapiamusse
Le racle salière en string
Quel inge ces bis !
C’est point mes gins
L’Gluon va pisier pian pian
Sur ces pichens...
Le Petit Picard

10 janvier 2006
Le gluon enquête sur La Media Nostra (LMN)
La Media Nostra (LMN) est le nom d’une organisation secrète apparue en France à la fin du XXe siècle. La Media Nostra est soumise à une direction collégiale occulte qui repose sur une stratégie d’infiltration du monde des médias. Les membres sont parfois appelés « les fantômes » ou « Ghosts ». La LMN fonctionne sur une modèle des groupes dissidents des anciens pays de l’Est comme la Charte 77. Son objectif est d’infiltrer et de mettre à nus les rouages du sérail médiatique. La Media Nostra repose sur la collaboration de plusieurs groupes ou « familles » vers un objectif commun. A l’origine cette forme d’organisation est d’origine ismaïlienne. Elle procède d’un courant philosophique apparu au Xe siècle à Basora, dont l’idée principale est caractérisée par la métaphore d’un groupe d’animaux réussissant à échapper à des chasseurs en agissant à la manière d’un groupe d’amis « ikhuane al-safa » ou « fraternité des fidèles ». L’expression n’implique aucune forme de fraternité organisée, mais présuppose que certains hommes dissemblables peuvent s’entraider dans la recherche d’un objectif commun. La Media Nostra infiltre insidieusement des « agents dormants » au sein même du bunker médiatique grâce à un réseau d’information baptisé « Opération Firewall ». C’est enfin la technique des « ghosts », inspiré du manga japonais « Ghost in teh Shell » qui consiste à remplacer secrètement les membres du sérail médiatique par des membres de La Media Nostra.

06 janvier 2006
Le retour d'un Mort-back : Daniel Prevost
Qui connaît « Cheval » ? Le dîner de con... ça marque son audimat. Il paraît que c’était just un film. Oui, mais alors too just. Daniel Prevost revient, gentes dames et bons seigneurs ! Ah bon, il revient ? Oui cela fait 25 ans qu’il n’était pas monté sur les planches. Le Mort-back à 65 ans. Il a fait 1968. Et depuis, avec son petit bonhomme de chemin d’acteur de seconde zone, il revient jusqu’à nous plus bandard que jamais. Prevost, c’est un peu le Djamel inversé du comique troupier. Sympathisant sans fausse pudeur du FN. L’homme à le courage en bouche de ceux qui n’ont rien à dire. Le vieux crouton postillonne à tout va les pire conneries. C’est peau d’Ane, non : Peau de cheval. Sa défroque écorchée de rescapé 68-tard, il l’a traîne en promo comme Cohn-Bendit sa tignasse. Cet homme c’est « je suis partout », même à Nova il ergote ses chevaleries devant des hôtes à l’ouest. Des alouettes. Prevost révisionnise au coeur de la radio contre-culture...(ha, ha, ha) L’histoire affirme-t-il, ça n’existe pas ! L’histoire n’existe que depuis sa propre naissance. Prevost est né, vive l’histoire ! Cheval le révisionniste, le triste luron aux six décades n’aura connu que mai 68. ça lui suffit, c’est son fond de commerce. Pourquoi avoir épargné pendant 25 ans sa verve ironique à ses potes baby boomers pour venir nous casser les burnes en 2006 ? Avec les bronzé qui reviennent, ça ressemble à une division blindée de gérontes gonflés au pervetin, l’amphétamine des Kamikazes. C’est pas des prisons qu’il faut construire, mais des hospices. Mon dieu, avec la horde qui arrive, ça va péter aux entournures. Allez Prevost, je suis bon cheval, je te promets que je ne viendrai pas a ton prochain spectacle dans 25 ans...

04 janvier 2006
poésie automatique gluonne
C’est extraordinaire ! il suffit de taper ces étranges « demandes » sur MSN et GOOGLE, pour arriver sur le blog du gluon... (typo et ortho originelles)
blanche fesse et les 7 nains / la petite conne dans la ville / paris hilton les jambes en l' air / lacher moi l'anus / grosse bite de crs / pourquoi ma femme ne veut pas faire l'amour / fille qui baise avec leur regle / grosse chatte et bite du chien /FEMMES QUI VEUT DE LA BITE
Il s’agit à n’en pas douter d’une nouvelle forme de poésie aléatoire et automatique largement supérieure aux expéimentations des surréalistes.
Au fait, quelqu’un at-il des infos sur la petite conne dans la ville ?

03 janvier 2006
Gobineau, Lovecraft, Solanas...et Michel Houellebecq
Lorsque Jacques Bergier et Louis Pauwels exhument l’oeuvre de Lovecraft et la diffusent en France dans les années 1960, ils sont conscients du caractère ambigus et sulfureux du reclus de Providence. Son conservatisme atavique, son racisme et sa misogynie, qui étaient déjà décelables dans ses nouvelles, seront confirmés par sa correspondance, jusqu’à son penchant idéologique pour le nazisme à la fin de sa vie. D’un certain côté, Bergier et Pauwels, que l’on ne peut soupçonner d’être des apôtres d’un “néo fascisme”, avaient conscience que l’oeuvre de Lovecraft n’était pas réductible aux tares idéologiques de l’écrivain. Celui ci décrivait un monde courant à sa perte, une épopée intemporelle reliant le passé informe aux monstrueux Temps futurs L’homme lovecratien; misérable hochet condamné à l’inévitable déchéance, n’était donc en rien comparable au surhomme de Nietzsche et à l’Aryen d’Hitler. Le sens monstrueux de l’histoire conduisait l’homme à devenir de la biomasse et des protéines pour nourrir les Grands Anciens. On comprend dès lors l’intérêt d’un Jacques Bergier échappé des camps de concentrations nazis, se posant la question sur l’existence d’un mal au delà du mal. L’intérêt de Houellebecq pour Lovecraft se situe lui aussi dans l’appartenance à cette histoire pessimiste, ce néant de l’homme, cette destruction annoncée. Cependant, Michel Thomas-Houellebecq était trop subtil pour singer son maître. Il se construira un personnage de lovecraft de la Main Gauche, un reclus de Providence tantrique se lançant à corps perdu dans tout ce que Lovecraft abhorrait : le sexe, la provocation, l’argent... Mais il existe une seconde influence chez Houellebcq, celle d’Arthur de Gobineau , l’auteur de l’essai sur l’inégalité des races humaines. Mais laissons la parole au grand Hubert Juin pour définir l’oeuvre de Gobineau :
« Mais L’Essai, qu'est-ce donc? Eh bien, c'est essentiellement une oeuvre de littérature, un poème à ras bord empli du plus amer des pessimismes. C'est un long cri personnel, au secours duquel, dans des raccourcis qui donnent le vertige, qui étourdissent, toute l'Histoire, rêvée, syncopée, martyrisée, émondée, glorifiée, est – dans des périodes qui sont parmi les plus belles de la prose française – citée à comparaître. Elle est sommée de paraître, l'Histoire. Et elle paraît. Avec des traînées de sang. Des houles que gonflent les étendards militaires et les musiques guerrières. Avec ses cheveux de louve.
Puis l'Essai constitue aussi, malgré Gobineau, une démonstration par l'absurde. Rien n'arrête l'homme. L'Histoire a un sens. Elle est irréversible.”
Ainsi, partageant la double vision de ces deux commandeurs de la décadence, Houellebecq annonce la fin de l’Homme. Non pas son surpassement, mais sa réduction éternelle vers l’amibe... Cette nourriture pour Grands Anciens. On comprend sans peine, qu’aux accusations de “racisme” Houellebecq réponde par un hochement de tête négatif, puisque dans son “idéologie” “la race” est une variable nostalgique invariablement vouée à la destruction. Culture, civilisation, religions, morale et Histoire, rien de tout ceci ne peur survivre à la fin des temps. Dire de Houellebecq qu’il est raciste ou moraliste n’a donc aucun sens, car s’il est évident qu’il l’est, (ici et maintenant), les tentacules temporelles de son oeuvre conduisent à la négation du racisme et de la morale. En un sens, ni Mussolini, et son Etat d’Ubersexuels, ni l’utopie raciste de Hitler, ne trouvent grâce aux yeux de Houellebecq. Aucun de ces parangons de la destruction n’est suffisamment extrémiste dans la vision apocalyptique de Houellebecq chez qui nul ne doit survivre, ni l’Aryen à la Arno Brecker, ni l’ardito fasciste. Mais le chaînon manquant entre Gobineau et Michel Thomas se trouve au sein même de la contre culture des années 1960. C’est dans l’univers hippie que Houellebecq découvrira le texte définitif de la haine de l’humanité. Il s’agit de l’ignoble Scum Manifesto (Association pour tailler les hommes en pièces) de "Valérie Solanas" édité en 1968 pour Olympia Press aux Etats-Unis. Ce document abject deviendra la bible de la contre culture féministe issue de 1968. Ainsi, pour Valérie Solanas, le contrôle génétique et eugénique des naissances conduira à la destruction progammée de la moitié de l’humanité (masculine), et se confirmera dans la fin annoncée du principe féminin.
“Quand le contrôle génétique sera possible et il le sera bientôt, il est évident que nous ne devrons produire que des êtres complets, sans défauts physiques ni déficiences générales telles que la masculinité. De même que la production délibérée d’aveugles serait parfaitement immorale, de même en serait-il pour la production délibérée d’êtres tarés sur le plan affectif.(...) Le cours naturel des événements, de l’évolution sociale, aboutira au contrôle total des femmes sur le monde. Il s’ensuit qu’elles cesseront de reproduire des hommes et pour finir elles cesseront de reproduire des femmes”
Ce programme d’éradication de l’humanité fut publié dans la magazine Actuel en 1970. “ SCUM tuera tous les hommes qui ne feront pas partie des Auxiliaires Masculins de SCUM. Les hommes qui appartiennent aux Auxiliaires Masculins de SCUM sont ceux qui travaillent avec diligence à leur propre élimination (...) On les gazera calmement rapidement et sans douleur.” Pour les 68-tards, des affirmations telles que celles ci étaient « cools », Hype... En 1997, un supplément d’Actuel sur les « sources underground » publia de nouveaux extraits du protocole 68-tard de la haine. Pour la petite histoire Valerie Solanas appliqua son programme exécutif sur la personne de d’Andy Warhol en lui vidant son révolver dans le corps. On jugera du caractère dérisoire de sa cible sensée représenter la tyrannie masculine...L’intérêt que Houellebecq porta à Valérie Solanas dans les années 1990 s’explique par cet extrémisme nihiliste que l’on ne pouvait trouver dans aucune idéologie du XXe siècle. Seule la révolution hippie avait été capable d’imaginer une théorie de la destruction absolue. De Gobineau à Lovecratf en passant par Solanas, Houellebecq se donna ainsi le rôle de l’exécuteur testamentaire des ces trois Parques de la mort annoncée. Dans la postface de SCUM manifesto écrite par Houellebecq et intitulé « L’humanité, second stade » pour la réédition de l’ouvrage aux éditions mille et une nuits en1998, le futur auteur de la possibilité d’une île , affirmait :
“En plein milieu des années soixante, au milieu d’un bordel idéologique sans précédent ,et malgré quelques dérapages nazis, Valérie Solanas a donc eu, pratiquement seule de sa génération, le courage de maintenir une attitude progressiste et raisonnée, conforme aux plus nobles aspirations du projet occidental : établir un contrôle technologique absolu de l’homme sur la nature, y compris sur sa nature biologique, et son évolution. Cela dans le but à long terme de reconstruire une nouvelle nature sur des bases conformes à la loi morale, c’est-à-dire d’établir le règne universel de l’amour point final.”
Cet extrait à la fois ambigu, et non emprunt d’un humour de mauvais goût, est porteur d’un double sens difficilement accessible, mais qui nous permet voir que Houellebecq était tout à fait conscient du caractère monstrueux de Solanas qui vient recouvrir par accrétion 68-tarde, le programme national socialiste. La ligne rouge qui traverse la pensée secrète de Michel Houellebecq est que 1968 n’aura été que la continuation et le dépassement de l’Hitlérisme par d’autre moyens... C’est donc par un paradoxe étonnant que nous pouvons affirmer que Michel Houellebecq, la bête noire des 68-tards, est le dernier grand écrivain issu de l’idéologie 68-tarde... Le dernier hippie...

29 décembre 2005
Chansons "les petits Gluons"
Détournement des « petits joyeux » (1910) d’Aristide Bruant :
C'est nous les petits Gluons qu'on rencontre sur les buttes,
Là où le pierrot au printemps fait son nid;
Là où dans l'été nous faisons des culbutes,
Avec les petites marmites que le bon Dieu nous fournit.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.
C'est nous qu'on voit passer avec des noeuds de cravate,
Des bleus, des bancs, des rouges, des couleurs cocu;
Et si nos petites gonzesses traînent un peu la savate,
Nous avons des gants blancs pour une main au cul.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.
Sur le boulevard extérieur nous faisons notre mariolle,
Et pire le soir quand les rosses 68-tards sont couchés,
Nous chauffons les oreilles aux bons passants en riolle,
Pendant que nos petites marmites vident les bourses des michés.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.
S'il' veut bien se laisser faire, on fait pas de mal au pantre,
Mais quand il veut s’échauffer ou bien faire du potin,
On lui fout gentiment un coup de savate dans le ventre,
Pour lui apprendre à gueuler à deux heures du matin.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.
Quand faut aller servir cette bon Dieu de République
Où tout le monde est chômeur, malgré son consentement,
On nous envoi grossir les bataillons oubliés du fric,
A cause que les marlous aiment pas le gouvernement.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.
Un coup qu'on est maqué on fait le peinard tout de suite,
On fait plus de rouspétance, on se tient clos, on se tient coi;
Y'en a même qui finissent par acheter une conduite
Et qui deviennent honnête homme sans trop savoir pourquoi.
C'est nous les Gluons,
Les petits Gluons,
Les petits marlous qui n'ont pas froid aux yeux.

28 décembre 2005
Jeanne Calmant fumait des Shiloms
« Tragedy for you » Front 242. 04 :32. Quelques lectures pour la prochaine ère Gluonne. Paul Nizan. Aden Arabie. A condition d’arracher la préface du gnome J-P. Sartre .
Quel Gluon peut rester insensible devant un livre qui commence par ces phrases :
« J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.
Tout menace de ruine un jeune homme : l’amour, les idées, la perte de la famille, l’entrée parmi les grandes personnes. Il est dur à apprendre sa partie dans le monde. (...) Très peu d’hommes se sentaient alors assez clairvoyants pour débrouiller les forces déjà à l’oeuvre derrière les grands débris pourrissants. »
Que l’on ne se méprenne pas sur le titre du livre, la citation de l’explorateur suédois Carsten Niebuhr en début d’ouvrage suffit à faire taire les esprits chagrins :
« Pour les jeunes gens qui aiment leurs aises et une table délicate ou qui veulent passer agréablement leur temps en compagnie des femmes, il ne faut pas qu’il aillent en Arabie. »
Non le Gluon type ne se rend jamais en Arabie. Il peut parfois pousser jusqu’en Syrie ou au Liban, à la recherche de ces merveilleux vins fins conçus par des moines paillards ; mais l’Aden Arabie et son eau de rose, que nenni. Nous avons déjà fort à faire avec les grands débris pourrissants de notre civilisation pour aller ramasser des coquillages dans le désert rouge des Djinns. C’est justement la compagnie des femmes et les liqueurs délicates qui conviennent aux Gluon. Le Nouvel An Gluon approche, et il est bientôt temps de rendre les honneurs au magnifique Gluon du Trou. Buvons, Gluon ! Que notre Montjoie de la révolte potache résonne jusqu’en Aden. Le Gluon se trouve à la pointe du combat comme cette récente déclaration de Thomas Ferrand dans la revue Mouvement : « Nous réclamons un lieu de création permanent et la possibilité de diffuser nos travaux et de représenter une génération qui, artistiquement et politiquement, et socialement perd son droit de cité (...)Nous avons entre 20 et 30 ans et nous n’avons pas la patience d’attendre d’éventuels lendemains ». C’est pas avec des Régis Debray, regonflé et hormoné à l’andropause, que les générations post 68-tardes risquent de trouver la terre promise. Comme le dit Gluon4 : le 68 tard c’est une année, une idée. Même pas de quoi formuler un concept kantien en un siècle. A ce rythme, les papys flingueurs de mai vont aller gaillardement sur leurs deuxième siècle... Jeanne Calmant fumait des Shiloms, Je vous pari que ce sera une citation des années 2050. Il ne tient qu’à vous chers Gluons que ceci ne reste qu’une anticipation mort née... En attendant, Buvons, Gluons ! Nous avons une mythologie à fabriquer.

23 décembre 2005
Particules élémentaires de la matière, plus petits que les atomes ("ces gros balourds"). Ce sont de grosses boules argentées avec deux yeux lumineux et des diodes rouges et vertes dans la bouche. L'apparence (cosmétique) de chaque gluon varie en fonction de l'objet dont il fait partie.
(note: en physique, les gluons existent vraiment, c'est la 'colle universelle' qui lie les quarks; reportez vous à un bouquin de chimie pour en savoir plus).
Le Gluon du trou: il est le 1er Gluon découvert, par Lola. Il est le Gluon type, sans fioritures. Fait la conversation à Lola lorsqu'elle boude dans son trou.





21 décembre 2005
Darwin met une cartouche dans le cul des néocréationnistes américains.

Tout a commencé avec un type, Thomas More, fondateur des Domino's Pizza qui, allez savoir pourquoi, s'est chopé une crise de christianisme aiguë. Il a donc fondé le Thomas More Law Center, une société visant à défendre les valeurs chrétiennes et donc la théorie du « dessein intelligent », c'est à dire que les êtres n'évoluent pas, ils ont été fait comme ça par un vieux à barbe blanche en sept jours et puis c'est tout, circulez, y a rien à voir ! L'ennuie c'est que cette société pleine aux as a approchée les écoles contestant la théorie de l'évolution du vieux Darwin en leur proposant d'assurer leur défense afin de leur permettre de faire croire aux chères têtes blondes d'outre-atlantique que personne n'a le moindre ancêtre chez les singes. Mais voilà, dans la petite ville de Dover, en Pennsylvanie, huit profs et parents d'élèves ont attaqués en justice la décision de leur conseil d'administration de faire lire en classe de sciences un communiqué
indiquant que la théorie de l'évolution n'était pas un fait. L'affaire devant être tranchée par le juge Jones, un républicain chrétien nommé par George W. Bush, qui soit dit en passant, a toujours soutenu ouvertement les chrétiens conservateurs, la balance de la justice semblait donc tout naturellement devoir pencher vers les
néocréationnistes. Et bien non ! Allez savoir ce qui a piqué le juge fédéral Jones mais ce dernier a déclaré, mardi 20 décembre, qu'il était « inconstitutionnel d'enseigner le dessein intelligent comme une alternative à l'évolution dans une classe de sciences d'une école publique. » Et la même semaine, Evo Morales est élu président de la Bolivie. Le premier président indien de toute l'histoire de l'Amérique !! Et bien, finalement, elle ne finit pas si mal que ça cette année de merde !
Pascal GUY"

Les 3 jours d'un hippie
Tristan Ranx

16 décembre 2005
" Comment se fait-il que vous n'ayez pas réagi ?"
La scène se passe les années 1980, lors de l’émission Apostrophe de Bernard Pivot. Autour du nain Pieral de la littérature un comité hétéroclite d’écrivaillons se pressait pour parler de leur dernier chef d’oeuvre. Un jeune auteur russe avait été invité, il s’agissait d’Edouard Limonov. Pivot, à son habitude demanda au jeune homme s’il avait lu les livres des écrivains présents. « Non ». Silence pesant dans la salle. Et le russe commence à expliquer qu’il n’en a rien à faire de livres de gens qu’il ne connaît pas. Silence. Aucune réaction parmi les écrivains... Soudain Limonov hausse le ton et invective la salle : « Comment se fait-il que vous n’ayez pas réagi ? Bien sûr que j’ai lu vos livres, mais je voulais voir si vous étiez capable de vous révolter, de protester. Mais rien, pas même un mot d’énervement, un soupçon de violence. Vous êtes mous et êtes incapable de protéger la liberté dans laquelle vous vivez ! »
Alors que le Gluon fait un procès stalinien à Nova qui n’en méritait pas tant, personne ne s’est levé pour protester, pour fustiger ce groupe post stalinien... Quel est donc cette communauté qui ne réagit plus face au stalinisme ? Qui n’est plus capable d’aller au charbon, de saigner des mains pour protéger un frère d’arme ? Même si les attaques contre Nova étaient fondées, la forme, par contre, était ignoble. C’est justement parce que les 68-tards ont érigé le procès stalinien en art ultime (télévision) que nous nous sommes travestis de leurs oripeaux staliniens... Mais apparemment, à force d’agir comme un petit stalinien yuppie, le 68-tard n’arrive plus à reconnaître le stalinisme. Le procès de Nova n’aura pas lieu, pas plus que le procès des 68-tards, ceux ci se sont définitivement ridiculisés pour faire partir d’une quelconque histoire. La fin de l’histoire est celle du 68-tardisme.
Tristan Ranx

12 décembre 2005
Le procès de Nova.
Pendant des années NovaMagRad nous a vendu du bonheur à prix coûtant. Grande braderie sur les « je suis heureux et jeune et je m’éclate... ». Jusqu’à plus soif on nous a gavés de world music autres cha cha cha des nouveaux génies de la musique. Ils eurent tellement de noms que personne ne se souvient d’eux. Comme les compressions de César « l’artiste » ( heu, heu) nous pourrions en faire un gros pâté et l’appeler Elvisino de las cojones de Fidel y su chica buena que no se aparte cuando vienne la pina...Le meilleur groupe du monde, amigos, après Elvez, bien sûr, le clone la bamba d’Elvis. Trève musicale, tout a été dit. On préfère encore les tambours de la vieille garde ou nous défoncer la tronche au son des drums bands, avec nos Kalinda stick figthing. Oui messieurs les censeurs hippies, il ne suffit pas de mettre un CD dans la fente vaginale d’une Hifi...Faire couler son sang dans le trou, dans une rue de Trinidad, ça c’est de la musique. Se battre à coups de lames de rasoirs dans une rue de Salvador de Bahia, boire du rhum avec des cireurs de chaussures du Pelhourinho , puis aller pisser avec quinze mecs dans un chiotte immonde sans savoir si vous n’allez pas vous faire trucider avant la fin de la soirée ? Ça c’est de la musique brésilienne. Alors que la Bosa nova des petits bourges de Rio, c’est toujours bon pour vous. Débandade musicale, catogan ramolo du vit. Si vous aviez vu un Brésilien prendre sauvagement une fille devant les offrandes à Lemanja, vous comprendrez que c’est sur un rythme autrement moins mou que la bosa post coïtale. Tout ça pour dire à Nova qu’on nous a pris pour des cons à écouter des imbitables alors que la vraie musique se fait dans les caves darwiniennes des grandes mégapoles. Des gens meurent pour la musique. Combien d’échecs et de drames pour qu’un vrai musicien survive jusqu’à nous ? La musique, ce n’est pas « je suis heureux » Calypso man, mambo et cetera... Ce n’est pas la forme sans le fond. La musique c’est aussi la guerre... Oui Nova, la guerre... Les drums des nègres marron avant une attaque sur la plantation. Même la techno avait ses ondes inquiétantes avec l’éclatement de la Yougoslavie en germe martial dans la musique de Laibach... N’oublions pas la célèbre radio mille collines dont la programmation n’était pas différente de celle de NovaRad... A la machette au son d’un papa chanteur. Alors, à regarder les anciens numéros de feu NovaMag, c’est une forme acidulée de gerbe qui remonte. C’est quoi ces guignols en couv, c’est nous ? A passer à travers le HIV, le chômedu, les stages de merde, et autres joyeusetés je ne pense qu’aucun contemporain de Nova ne ressemblait à ces versions kitch d’un chaman bouriate accouplé avec Raoni. Bien sûr, il n’y avait pas que du mauvais, JFBizoT à très certainement défoncé la tronche à plus de hippies qu’une escouade de CRS. Il ne s’en vante pas, c’est un tort. C’est son côté American psycho qui s’ignore. Sous sa plume, pas ses éditos minables pour NovaMag, on découvrait des perles d’Asie Centrale et même une histoire « non officielle » de l’underground. Underground, c’est la volonté de rester caché, c’est tout ce qui pointe, c’est un pari sur la vérité, c’est tout ce qu’on ne voit pas... C’est aussi tout ce que Nova n’était plus... Le procès de Nova est salutaire. Faisons monter à la barre ces faux gens heureux, ces musiciens de pacotilles au sourire béat, ces paillettes de lendemains de cuites. Nova, c’était Candide au pays des partouzeurs électroniques. Dire qu’en 1972 JFBizoT avait le choix entre Orange Mécanique de Kubrick et L’Herbe du Diable et la petite fumée de Castaneda. Il a choisit le second, le faux prophète de la Sainte Sandale. Erreur ? Peut être pas, il a fait une belle carrière sur les idées d’un couillon assez génial. Il nous laisse Kubrick. On prend. JFBizot est donc acquitté pour collaboration implicite et underground avec le Gluon. Le reste, « A la trappe ». Affaire Nova : classée.
Tristan Ranx

11 décembre 2005
Je n'aime pas Michel Onfray
Je n’aime pas Michel Onfray. Rien de personnel bien sûr. C’est quelque chose de forcément injuste... Onfray représente le cas d’école typique des ces brillantes élites post 68-tarde qui nous mijotent de vieilles recettes passéistes sous le couvert d’un postmodernisme hype. Onfray est hype. C’est le monsieur qu’on invite aux dîners en ville. C’est l’homme séduisant. Une espèce rare au milieux de ces Houellebecques pathétiques et si peu sexy. Mais voilà , tout le problème est de nous présenter un traité d’athéisme alors que tout a été dit au XIXe et XXe siècle siècle, en passant par Robespierre, Jaurès, jusqu’à Mussolini. Et oui, l’homme au menton carré s’était déjà fendu d’un « Dieu n’existe pas » toujours vendu par les militants athées. Et puis, il y a quelque chose de malsain chez ces calotins anti-calotins. Ces fanatiques anti-fanatiques. A force de crier que dieu n’existe pas on fini par penser comme un nonce apostolique de l’athéisme. Huysmans dans la seconde période de sa vie avait choisi entre le canon du révolver et la croix. Avoir le choix entre la ciguë et le cyanure n’est pas en soi très différent... Dans ma vie, j’ai rencontré des curés boute en trains, des rabbins bourrés, et des albanais oenologues, mêmes les Mormons ont parfois des petites gueules bien sympathiques comme dirait Brassens. Et puis reconnaissons que ces guerres d’un autre âge sont dépassées depuis longtemps ! Deux hommes furent de vrais « athées » et aucun petit traité post 68-tard n’arrivera jamais à la cheville des deux Empereurs : Frederic II de Hohenstaufen, et Napoléon Ier. Ils ont chacun secoués la papauté comme un punching ball. Elle ne s’en est jamais remise. Quand à l’Islam, Omar Khayyam est toujours là pour annoncer que le vin vaut bien une prière. En retrait depuis le XV e siècle en Afrique et en Asie, l’Islam n’a cessée de perdre du terrain (contrairement aux idées reçues). Bloquée par les Francs en Europe, par les Espagnols et les Portugais en Ibérie, par les Vénitiens et les Génois en méditerranée, par les Russes et les Autrichiens en Europe orientale, par les Chinois ( et re-Russes) en Asie centrale, avalée par l’hindouisme en Inde (puis pétrifiée par les Anglais), arrêtée par les Espagnols aux Philippines, par les Animistes et les Chrétiens d’Afrique. L’histoire des religions, c’est bien la saga d’une grande branlée. Les autres religions ? C’est comme si elles n’existaient pas, trop petites pour se prendre des vestes historiques, elles sont au même niveau que le rotary et le Lyons club. Minables. Reconnaissons cependant que le seul fait de se déclarer athée est une reconnaissance implicite de la religion...Que de fatigue pour un si petit résultat. Mais arrêtons de prendre les gluons pour des canards enchaînés, tout le monde sait bien que le « vivement » Dimanche du grand prêtre 68-tard Michel Drucker à plus de fidèles que les 3 grandes religions réunies ! Napoléon à fait emprisonner le Pape en son temps. Que ferait-il avec Drucker ? Quitte à être athée, il ne faut pas se tromper de dieu !
Tristan Ranx

10 décembre 2005
Radio Ta gueule N°1 : Michel Onfray : Debout les Athées de la terre !

Vous n'en avez pas marre de ces querelles de clochers, de minarets et de coupoles en tout genre ? Vous n'en avez pas plein le cul de devoir choisir entre Israéliens et Palestiniens, Néo-Cons adventistes et Islamistes Jihadistes, bref de devoir trier les poubelles célestes ? Suis-je le seul à en avoir jusque là d'entendre à longueur de journée les délires des barbus circoncis ou de cul-bénis prépucés que tous les médias relaient en long, en large et en travers au point de nous gonfler les couilles comme des melons ? Est-ce qu'être tolérant c'est se laisser empoisonner l'esprit par trois versions presque identiques d'un bouquin de science-fiction d'bile 'crit on ne sait même plus trop quand par ce qui devait être un alcoolique en phase de delirium tremens ? Doit-on encore supporter longtemps l'odieux spectacle qu'offre notre république moribonde qui, sous prétexte de respect des cultes, lève ses jupes et se fait enfiler par ces monothéistes arrièrés au lieu de distribuer les coups de pied au cul ? N'y a-t-il que moi qui ai l'atroce impression que la machine darwinienne est déréglée est qu'elle fonctionne en marche arrière ? Est-ce qu'on a encore le droit de dire, comme Antonin Artaud, Merde à dieu ? Ne serait-il pas temps de prendre croix, étoiles, croissants, de foutre tout ça dans les chiottes et de tirer un bon coup de chasse d'eau ? Et puis quel est le con qui a dit que le XXIème siècle serait spirituel ou ne serait pas ? André Malraux c'est ça ?
A voir le bordel ambiant on en viendrait presque à espérer qu'il ne soit pas du tout. Heureusement il y a le philosophe Michel Onfray et son traité d'Athéologie. Mais laissons la parole à Michel :
" Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mêre, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... "
Comme il le dit, il est grand temps de se lever et de fonder un athéisme argumenté, construit, solide et militant. Sinon, en refusant d'adhérer aux fariboles de ces trois sectes officielles, nous allons vite devenir les nouveaux damnés de la terre.
Pascal GUY
Michel Onfray, Traité d'Athéologie, Grasset

09 décembre 2005
Mina Loy, archétype de la femme moderne
C’est peut être en cette époque ou le vent froid de la camarde nous glace d’effroi que le gluon devient poète. Surfons sur cette belle initiative. J’ai donc le plaisir de vous livrer un poème de la femme d’Arthur Cravan, Mina Loy, l’archétype de la femme moderne. La seule, la vraie. Ne cherchons pas ailleurs. Un journaliste lui posa cette question « Qu’elles furent vos plus belles années ? » , « Toutes celles que j’ai passé avec Arthur Cravan. » No comment.
(in le Baedeker lunaire) poèmes 1914-1925
IL N’EST NI VIE NI MORT
Il n’est ni Vie ni Mort
Seulement l’activité
Et dans l’absolu
Nulle déclivité.
Il n’est ni Amour ni Désir
Seulement la générosité
Qui voudrait posséder est nullité.
Il n’est ni Premier ni Dernier
Seulement l’égalité
Et qui voudrait régner
Rejoint la majorité.
Il n’est ni espace ni temps
Seulement l’intensité
Et les choses apprivoisées
N’ont nulle immensité.

Old west
C’étaient des villes frontières, mon vieux
C’était le jeu de prendre et de donner
Et celui qui pouvait tirer le plus vite
Etait le seul survivant...
(N .Howard) « Jack » Thorp. (in Triggernometry, a gallery of gunfighters by Eugene Cunningham)

De ce panoupanou, puis sortir ton canif
Ouvrir le bide au primitif
Qui débarquait de sa savane
La nostalgie camarade, la nostalgie camarade
Qu'est ce qui t'as fait prendre cette fille diaphane
Contre son gré et sous ses griffes
Des regrets tu réponds négatif
Mieux encore tu ricanes
La nostalgie camarade, la nostalgie camarade
Qu'est-ce qui te prend mon sucre de canne
De te klaxonner la gueule sombrer sur les récifs
De ta mémoire et revoir ton passif
En respirant la colophane
La nostalgie camarade, la nostalgie camarade
Il s'en passe des choses sous ton crâne
Rasé c'est plein de tristesse et de kif
Tu te vois encore en tenue léopard bourrée d'explosifs
Sauter de ton aéroplane
La nostalgie camarade, la nostalgie camarade
Gainsbourg

Radio ta gueule !

Inspiré du journal satirique gabonais le Gri-Gri International dont je suis devenu un lecteur assidu, je vais lancer sur le post gluon la célèbre Radio ta gueule ! où l’on soumettra à la question des individus connus et moins connus sur divers sujets d‘actualité. En attendant, je vous mettrais dans la gueule une citation d’un mort connu et ce, tous les jours, enfin presque.
Aujourd’hui :
Sam Levenson Humoriste américain et mort pas très connu chez nous (1911-1980)
Quelque part sur cette terre, toutes les 10 secondes, il y a une femme qui donne naissance à un bébé. Il faut la trouver et l'en empêcher.
Pascal GUY

08 décembre 2005
Le Grand Jeu
Les opérations gluons sont une forme d’action /réaction artistique et dissidente. Un comité gluon construit un scenario invisible et éphémère au sein même de l’arène médiatico-hype. Le Gluon doit ainsi beaucoup à la tauromachie dans sa façon de concevoir une esthétique du mouvement. Il s’agit aussi d’un Jeu de la puissance (film culte gluon) ou le comité gluon possède le pouvoir de déterminer ou, quand, et comment... L’action est au centre du mouvement gluon. Les comptes-rendus gluon ne peuvent se concevoir qu’en corrélation avec une opération. Chaque compte-rendu possède ainsi son langage propre, sa couleur, quelque soit l’échec ou la réussite de l’opération. Les références cinématographiques sont utilisées comme des stupéfiants afin de donner à chaque action une transcendance imaginaire. Par delà les films comme les 12 salopards, les Maraudeurs attaquent, les canons de Navarone, De l’or pour les braves, ou L’aigle s’est envolé. Il s’agit de s’approprier le mythe et l’imaginaire militaire du XXe siècle et de le détourner à notre convenance. Tout l’art Gluon consiste en premier lieu à définir un TAOR (tactical area of responsability) pour l’action des comités gluons. Il s’agit de déterminer une cible et de connaître le maximum d’informations sur le secteur d’opération.
Pour réussir un comité doit se fixer trois buts :
1-Etablir des communications efficaces entre les membres du comité. (ce qui n’est pas toujours possible comme à l’Olympia (opération palast der republik) ou les cellulaires étaient inutilisables.
2-Eviter d’être repéré par des tiers (ce qui conduit parfois à annuler le premier objectif en limitant la communication). Dans certains endroits un individu seul fait tâche et la seule manière d’être invisible consiste à rester groupé...
3- Limiter les dégâts en cas d’impossibilité pour un membre d’agir. En cas de danger un Gluon doit immédiatement être évacué par une Rescue team ou se rendre par ses propres moyens vers une zone de sécurité. ( exemple : hypothermie de Gluon2 lors de l’opération palast der republik). Les Gluons peuvent décider rapidement, pour différentes raisons, d’annuler une opération en cours.- ex : prix de style. Un Gluon solitaire peut, s’il en a les moyens, engager une opération. Ex : action de Gluon1 lors de l’opération palast der republik ou le comité avait été démembré.
Une action en odorama se divise en plusieurs phases : infiltration, réunion, action, retraite, dispersion. L’opération jardin ouvrier au café de Flore est le plus bel exemple d’action biomécanique d’un comité. Lors d’une action en odorama , un comité gluon se dilue « comme un poisson dans l’eau » (dans la foule), et se reforme discrètement. Dans certains cas il est très difficile de déterminer par soi-même la réussite d’une opération. Une opération sera déclarée réussie si la vox populi le déclare.

07 décembre 2005
Nostalgie 68-tarde
Les Editions de Minuit nous gerbent une nouvelle édition de « l’île atlantique » de Tony Duvert, auteur hippie homo des seventies. (source teknikart 98). Sur leurs vieux jours, les 68-tards ont-ils un retour de nostalgie ? Pauvre génération qui se complait dans la quête d’un passé recomposé ou le pire est un aller retour vers les années perdues... Si parfois, nous avons été injuste avec la littérature 68-tarde, ce n’est pas faute d’avoir cherché la perle rare. De nos jours, posséder une bibliothèque 68-tarde, c’est faire oeuvre de curiosité. Le Gluon lance donc le projet TGB68 ou Très Grande Bibliothèque 1968 . L’objectif de cette fondation est de réunir toute la littérature 68-tarde afin de constituer un laboratoire d’étude. Nous lançons en outre une souscription volontaire auprès des 68-tards afin d’ériger une statue à l’écrivain Charles Duchaussoy, l’auteur de » Flash ou le grand voyage ». La statue imaginée par l’artiste luxembourgeois Artus Klinghoffer représente l’écrivain vagabond en tenue hippie s’injectant un seringue surdimensionnée contenant les lettres de l’alphabet, représentant la fin du voyage et la naissance de la nouvelle écriture. Un mail de souscription sera envoyé à tous les 68-tard occupant des postes importants.

04 décembre 2005

11/30/05. Coincé au Head quarter, je suis aux prises avec une émissaire de John Bull lorsque je reçois un télégramme de Gluon 1: "Opération Palast der Republik - Stop - Etat critique - Stop - Gluon 2 en hypothermie - Stop - Olympe transformée en échoppe soviétique période Perestroïka - Stop - Olympe encerclé - Stop - La foule bat le permafrost - Stop - la Stazi filtre sévère et contrôle les ausweiss - Stop - Renfort demandé - Stop - "
Plutôt mauvais signe. Le gluon plie mais ne rompt pas. Arrivé devant l'entrée du temple, je retrouve Gluon1. Je ne peux que constater les dégâts. Gluon2 a été ramassé par la Rescue Section. La ligne de front est agitée. Les pingouins ruent dans les brancards et les Kapos opèrent sans ménagement. Rien ne sert d'attaquer maintenant. Ce foutu Stikhine qui souffle depuis la Old England en plus! Repli stratégique. Gluon1, pas à une particule élémentaire près, préfère rester. Au talkie, il m'annonce que le vent à tourné, que la chance lui sourit. C'est mieux que le 68-tardisme. Plus arriviste que jamais, il a récupéré le carton d'une baba à la retraite ne pouvant supporter plus longtemps la température goulagueuse. L'entrée du Gluon ne se fera pas par l'entrée des artistes. Je ressurgi vers minuit en quête d'un laisser passer. Méthode: Demander son bracelet à une Jeannette en culotte courte qui débarrasse le théâtre des opérations. Yeah, all right babe's! Now let's get inside. La mission est-elle déjà accomplie? Sans doute, dans le corridor menant à la salle de torture, une série de pétasses souffrant de vulvite, grondent qu'elles allaient résilier leur abonnement. Motif: l'attente puis l'odeur. Trouve Gluon 1, véritable fossoyeur de coupes, fêtant la victoire. Autour de nous l'horreur. Parait que le gâteau d'anniversaire sentait la merde nous a dit la vox populi. Encore quelques coupes pour nous gargariser, une fois encore ce ne sera pas la retraite de Russie. Opération Palast des Republik réussie!
Wolfgang Dühr

Méfiez-vous des réceptionnistes saouls !
Méfiez-vous des réceptionnistes saouls ! Cela me rappel le fameux le pochtron soviétique du temps d’Andropov, capable d’un courage et d’une improvisation verbale qui l ‘emmenait dessouler en Sibérie. Aujourd’hui, nous savons que trois hommes ont détruit l’union soviétique : Le fameux pochtron anonyme, Mathias Rust et J-P II. Pendant des années les générations gluonnes ont subies les fantasmagories des 68-tards sur la puissance soviétique, la destruction mutuelle assurée, et d’autres foutaises bien pratiques qui se sont écroulées comme un taudis quand Mathias, l’Icare potmoderne s’est posé avec son Cesna sur la place rouge. Oui, Mathias Rust est le premier Gluon de l’histoire. Quand un homme seul peut détruire un Empire, alors nos générations occultées n’ont plus a rougir de leur histoire. Mais voilà , les 68-tards se sont approprié avec une facilité déconcertante la fin du communisme... Ils ont retourné leur culotte aussi vite que le mur est tombé. On pouvait ainsi lire sous la plume de Serge July que finalement c’était lui le pourfendeur de la guerre froide et qu’il l’avait bien dit... Pour la petite histoire, Mathias Rust passa quelques années en prison. Alors que César, « l’artiste » ami des « 68-tards », possède sa statue à Paris avec un balai dans le cul, vous chercherez en vain la statue de Mathias, et encore moins celle du pochtron anonyme. J-P II s’en est mieux tiré, mais il avait du répondant derrière, et pas un seul 68-tard n’a essayé de lui piquer son grisbi. Le 68-tard ne s’attaque qu’aux enfants, c’est plus facile, une bonne torgnolle dans la gueule, comme au temps des communautés du Larzac... Mais voilà , ça ne marche plus. D’abord, le gluon est un intouchable capable d’éviter les baffes et de distribuer les coups de pied au cul. Le Gluon, c’est un peu Gandhi devenu catcheur, alors forcément ça change les idées reçues. Pour ce qui est des minables émeutes parisiennes montées en soufflet par des politiciens ignares et incapables. C’est du pipi de chat. Ces dangereux tortionnaires islamistes des banlieues furent finalement de bien gentils émeutiers, et aucun lynchage ne fût à déplorer. Même Fox News s’en inquiéta.  Le Gluon, comme le pochtron anonyme du temps d’Andropov l’affirme : le problème est ailleurs...Il y a quelque chose qui pue au royaume de truanderie... Ce n’est pas une odeur de pneu brûlé, mais une odeur de... « ça sent la merdre ! »
Tristan Ranx

03 décembre 2005
Nota bene
Je sais très bien que de Gaulle s’écrit avec deux ailes mais je préfère ne lui en laisser qu’une pour qu’il vole de travers de long en large de l’Histoire.

Napoléon qui ?

Aujourd'hui c'est le bicentenaire de la bataille d'Austerlitz. La Place Vendôme est plus connue comme le dernier lieu de gloutonnerie princière de Lady Diana et de son manche à couilles égyptien millionnaire Dodi « I want to be English » Al Fayed que pour sa colonne d'airain chantée par Hugo et forgée des canons russes et autrichiens pris par les soldats de Napoléon à Austerlitz. C'est à dire par nos ancêtres car quiconque est Français, ( voire Italien, Polonais, Allemand, Danois, Hollandais, Irlandais pour ne pas citer tout le monde ) a un ancêtre dans la grande armée. Et bien demain, il y aura une cérémonie organisée par le chef d'état-major de l'Armée de terre, l'association la Saint-Cyrienne et le Comité Vendôme. Cette manifestation accueillera des représentants de l'Union européenne, de la Russie et des Etats-Unis mais vous n'y verrez ni Chirac (qui pourtant y allait de sa gerbe le 15 août aux Invalides pour l'anniversaire de l'Empereur) ni Villepin (Bonapartiste convaincu qui a écrit un très beau livre sur les cent jours). Mais pourquoi ?
Parce que les conseillers de la com de l'Elysée leur ont dis que Napoléon n'était pas politiquement correct et qu'il valait mieux faire semblant de ne plus l'aimer. Surtout que le 3 décembre il y aura une manifestation anti-napoléon organisée par les associations des Dom-Tom contre le rétablissement de l'esclavage par Bonaparte (à l'époque il n'était que 1er Consul) en 1802.
Etre contre la guerre, comme Patrick Bruel et donc, ne pas apprécier la politique expansionniste de Napoléon je veux bien. Bon mais là il y a un truc que je ne comprends plus. Napoléon n'a jamais déclaré une guerre de sa vie (exception faite de la campagne de Russie en 1812 et encore ), au contraire, il n'a hérité que des coalisions de la révolution déjà grassement payées par la belle Angleterre qui va se faire un plaisir, pour asseoir sa puissance économique sous l'Empire, de dilapider ses économies sur le dos de son peuple et au nom d'un roi, George III, qui était complètement barge. Et ce pour contrecarrer les ambitions d'un arriviste qui avait eu le culot de faire voter son peuple pour lui mettre sa couronne sur la tête ! Et encore, si ce pognon servait à ce que l'Angleterre aille se battre elle-même, mais non ! Toute cette manne ne servira qu'à envoyer les autres peuples de l'Europe s'étriper à sa place. Et cela, jusqu'à la fin où Wellington, lessivé à Waterloo, ne devra sa victoire, si chantée outre-manche, qu'à l'arrivée des Prussiens de Blücher ! Mais bon, arrêtons là la leçon d'histoire. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi Chirac a envoyé le porte-avions Charles de Gaule à Portsmouth afin de célébrer, au nom de l'amitié des Peuples d'Europe, la victoire de Nelson à Trafalgar contre la marine française le 21 octobre dernier ?
De Gaule, statue du commandeur de notre Chirac, qui en 68, est parti la merde au cul se planquer à Baden-Baden et qui, en 1970 et avant de caner, est allé lécher les boules de Franco qui l'avait traîné dans la merde en 1940.
Et pourquoi pas célébrer, tant qu'on y est, les victoires de la Wehrmacht ? Non mais je rêve putain ! Dois-je rappeler que lâ'Europe qui se fait jour, on l'a doit plus à Napoléon qu'à l'Angleterre ! Et il faut bien le dire, l'Angleterre de 1805 ressemble comme deux gouttes d'eau à l'Amérique de 2005. Quant à la plus grande erreur de l'empereur devant l'histoire, le rétablissement de l'esclavage, il faut rappeler aux amnésiques qu'il l'avait de nouveau aboli en 1815, durant les cent jours et que se sont les Bourbons qui l'ont rétabli une dernière fois et ce, jusqu'en 1848. Quant à ceux qui manifesteront le 3 décembre contre le rétablissement de l'esclavage de 1802 je ne dirais qu'une chose : Napoléon n'a jamais eu d'esclaves, Toussaint Louverture, tout noir qu'il était, fouettait, dans sa plantation de Saint-Domingue, ses frères de couleur. Et oui ! Louverture avait des esclaves ! Ca vous la coupe ? Et bien cela ne devrait pas. L'histoire n'est ni blanche ni noire, elle est juste d'un gris bien dégueulasse.
Le mot de la fin, je le laisse à Goethe qui, à la fin de sa vie, quand on lui faisait des remarques désobligeantes sur Napoléon qu'il avait rencontré d'assez près pour l'apprécier disait :
Laissez-moi mon Empereur tranquille !
Pascal Guy

02 décembre 2005
« Je suis une légende »
Le coup de gueule de Pascal Guy sur Napoléon a ceci de définitif qu’il met les points sur le i sans fausse pudeur. Napoléon qui ? Voila qui est envoyé. C’est vrai, Napoleon est assez grand, mort ou vivant pour défendre sa légende. Lui, qui peut sans rougir affirmer « Je suis une légende » et continuer par delà les âges à provoquer des passions bien illégitimes chez ceux qui n’ont pas vécu cette époque troublée. Car finalement, aux apologistes et aux délateurs, la statue de marbre de l’Empereur, lance un sourire de glace entre effroi et ironie. C’est le silence de l’Atlantique sud, perturbé par quelques oiseaux de passage qui reste la plus belle ode à l’épopée de l’homme qui voulut être Empereur. Le silence de la mer et l’éternité devant soi... Que pouvons-nous ajouter à la légende.Rien.
Tristan Ranx

01 décembre 2005
Opération « Maison du peuple-Palast der republik » à l'Olympia.

Un comité gluon déguisé en übersexuels se prépare pour investir la nouvelle maison du peuple.
Tristan Ranx

30 novembre 2005
Europe1
Première exercice de récupération de la lutte anti 68-tarde. L’émission Générations sur Europe 1 avec Nicolas Charbonneau, le co-auteur du livre Génération 69. Au lieu de la hache de guerre, ce journaliste au nom de carbonari, sort le calumet de la paix ! Ce qui donne une émission molle avec des sujets TF1 : la bouffe, l’homme idéal...Désolé Charbo mais ton bouquin était pas trop mal, mais nous, au Gluon, on préfère encore regarder « Maternelles » avec le belle Karine. Au lieu de nous sortir un Good morning Vietnam mâtiné de Grosse (coup de) boule, tu fais dans le TocToc pour ménagère insomniaque. « Set Europe ablaze ! » disait Churchill et Hitler pissait dans son froc...Qu’il est loin le temps des héros SOE. Le Gluon propose une nouvelle émission : les 12 salopards... Ça va valser dans les chaumières. On invitera le fantôme de Cravan pour des matchs de boxe en direct. Si Cohn-Bendit refuse de venir on lira des extraits de son « grand bazar » en 25 langues, histoire d’intéresser le parlement européen à la littérature 68-tarde. Mention, « Touche-toi le fion » pour Morandini. L’homme qui affirme que le vieux croulant de Paul Anka représentant en café cancer, fiente mieux les reprises d’Oasis que le groupe anglais lui même... Encore le mépris 68-tard dans toute sa mesquinerie décadente « Tout ce que vous faîtes on le fait mieux que vous, jeunes cons... ». Tu la connais la convention de Genève, Morandini ? C’est du phosphore blanc que tu viens de balancer sur des enfants... Tu sais ce que ça fait le phosphore blanc ? Imagine une minuscule goutte qui va tomber sur la main d’un gosse. D’abord ça brûle un peu... tu essaies de l’éteindre mais rien à faire. Ça grandit comme un chancre de lave. Bientôt toute la main se consume. L’enfant hurle ! Le cancer de feu passe sous les vêtements et remonte le long du bras. A ce moment, il n’existe qu’un seul remède : couper le bras à la hache. A défaut, le corps entier se consumera dans les flammes et les hurlements de l’enfer jusqu’au moment ou le père doit achever son fils d’une balle dans la tête...

26 novembre 2005
Le Sabre et la Plume
Il y a exactement 35 ans aujourd'hui, l'écrivain japonais Yukio Mishima adressait à son éditeur les derniers feuillets de L'Ange en Décomposition, le quatrième tome d'un des plus grands romans du XXème siècle, la Mer de la Fertilité. Avec quatre cadets de sa milice privée, la Société du Bouclier, il se rendait ensuite à la caserne d'Ichigaya où après avoir pris le général Mashita en otage, il s'adressait à la garnison avant de se faire seppuku et d'être décapité par l'un de ses hommes. Officiellement, il voulait que l'arm'e impériale rejette le renouvellement des casernements américains sur le sol du Japon. Officieusement, il ne voulait tout simplement pas se voir vieillir en préférant se supprimer à 45 ans, la limite de vie qu'il s'était secrètement fixé. Il laissait derrière lui une oeuvre prolifique et immortelle. Romans, pièces de théâtre, poèmes, essais, cinéma, Mishima aura touché à tout. Aujourd'hui, alors que nous sommes constamment rappelés à l'ordre par de pseudo intellectuels et écrivaillons qui squattent tous les médias pour nous faire la leçon avant d'aller dîner chez Castel et de finir aux Bains-Douches avec les mannequins qui leur servent de femmes, il est grand temps de se souvenir de ce grand et véritable écrivain qui, comme les samouraïs d'antan, jouait aussi bien du sabre que de la plume. Comme il le disait lui-même :L'art ne vaut rien sans action.

25 novembre 2005
Sur la littérature...
En commémorant solitairement le 35e anniversaire de la mort de l’écrivain japonais Yukio Mishima, Pascal Guy attire notre regard vers un écrivain qui fut toujours, dans sa vie et dans son oeuvre, « un homme dangereux ». On reconnaît volontiers qu’il fut dangereux pour lui même, pour ses proches, et pour son pays. C’est cet art de manier un katana comme une plume, et cette plume comme un sabre, qui définit l’oeuvre de Mishima. La mort de Mishima est une alchimie ou l’encre épuisée de l’écrivain est remplacée par le sang terminal du vent divin. « Homme dangereux ». A l’heure ou la littérature générale s’épuise dans un stakhanovisme de la surproduction, il apparaît nécessaire de redéfinir les règles d’une véritable littérature. C’est Mishima, comme un trait d’union entre l’Orient et l’Occident qui nous met sur la voie. La Vrai littérature est une littérature du danger. Hors de ces sentiers mortels il n’y a point de salut, et la littérature s’embourbe inévitablement dans les petites promenades sentimentales. Blaise Cendrars, l’auteur de « j’ai tué » est un avatar de cette littérature du rasoir. On pense aussi à son « Moravagine », figure du « grand fauve humain ». Reprenons à notre compte cette définition et divisons le monde des livres en deux catégories : celle des « grands fauves humains » et celle des autres... Les autres, ou la littérature des polders, masse informe de poussière vouée à l’autodafé éternel des pilons. Baudelaire était un homme dangereux, Rimbaud, Verlaine, Hugo, Dumas... Qui aujourd’hui oserait se battre en duel contre l’auteur du comte de Monte Cristo ? Quel écrivaillon de la Coupole tenterait sa chance à boxer Hemingway ? Il faudrait avoir un sacré courage pour accompagner Roger Vercel dans les tranchées bulgares, ou courir derrière Ernst Junger dans le no man’s land de Champagne. « La plume et l’épée » n’est pas une métaphore poétique. C’est une règle d’airain. Jean Edern était il un grand écrivain ? Non... Sa lâcheté physique était proverbiale et ne suivait pas son caquet. Sollers est il un homme dangereux, peut être pour ses secrétaires, mais ne cherchons pas plus loin... W.G Sebald, le grand écrivain allemand disparu en 2000, était un homme de courage, capable de propulser son âme dans les affres d’un voyage à rebours sans issues. Au delà des différences, à l’aune du grand fauve humain, Sebald et Mishima sont frères d’armes. Leur sang s’appelle littérature.
Tristan Ranx

24 novembre 2005
Crevard (baise-sollers) Thierry Theolier a.k.a. THTH . caméras animales. 2005.
J’ai mis la main sur le dernier « Crevard (baise-sollers) » de la librairie un Regard Moderne – anc. rue Gilles le Queux- Il faut au moins risquer sa vie pour pénétrer dans ce tunnel de sape bibliophile. Mourir étouffé par une pile entière d’ouvrages sado-maso vaut bien une virée dans l’Annapurna. Ça change des poulets hormonés de la Fnac. Misérables pioupious qui finissent en pilon dans la machine à vache folle de l’édition. Je viens de reposer le livre de THTH. 3 heures non stop. C’est le livre le plus insolemment cultivé de ces dix dernières années. A moins de lui injecter une mega dose de Pervetin , Sollers serait bien incapable de comprendre le Crevard2hype. Lire Crevard, c’est comme recevoir un pipi de cheval sur la tête, ça réveille. Et pour naviguer à vue dans les récifs et les roches cyannées de la hype, mieux vaut être aware comme l’affirme le philosophe belge Van Dame. THTH surf en compagnie de dangereux flibustiers tels que le Baron Corvo et Arthur Cravan. Mais à l’ombre des mots, brille le regard désespéré de Martin Eden, flottant, main dans la main, avec le grand corps noyé du poète boxeur. Chevauchant la vague sans se laisser emporter par celle ci, THTH est un surfeur de l’extrême Il faut avoir la force d’un Zarathoustra pour résister aux sirènes de la Hype et THTH tel un Ulysse enchaîné avoue parfois se sentir entraîné dans le mælstrom.. La description d’une soirée terrasse à Libération est digne d’une traversé de la mer des Sargasses en pédalo. C’est toute l’institution de la gauche caviar bien pensante qui en prend un coup dans le cul. Au sens propre comme au figuré. Quand l’histoire de Libé se termine dans un gogue, on comprend que THTH vient d’écrire la notice nécrologique d’un à bout de souffle 68-tard. Jouissif.
Tristan Ranx

Undead

Après le Resurrection Tour de 1998, les quatre pères fondateurs du Rock Gothique, à savoir Peter Murphy, David J., Kevin Haskins et Daniel Hash nous font l’insigne honneur de reformer l’un des plus grands groupes des vingt-cinq dernières années : BAUHAUS.
La tournée NEAR THE ATMOSPHERE bat tous les records aux Etats-Unis et arrive en Europe début 2006. Et ce, sans presse, sans pub, sans MTV, sans rien !
Un Rock de l’ombre et parfois de lumière qui a mis la dernière balle dans la tête de la pop débile hippie sauce ABBA en ouvrant la voie à tout ce qui s’est fait de bien dans l’histoire de la musique depuis.
N’en déplaise aux esprits chagrins, ce n’est pas là une affaire commerciale visant à faire trois petits tours de scène et puis s’en vont avec la caisse ! Ceux qui les ont vus comme moi à la Mutualité en 98 savent de quoi je parle ! De plus, cette fois c’est du sérieux ! Après avoir expérimenté les joies et les peines de la carrière solo, les quatre Anglais nous promettent un nouvel album pour 2006. Selon mes sources, huit nouveaux morceaux seraient déjà en boite. Les châtrés de Cold-Play, avec leurs trois albums sur une pente descendante, n’ont qu’à bien se tenir ! Nos vieux Goths, avec leurs 47 ans de moyenne, risquent bien de mettre les pendules à l’heure de ceux, comme le dragqueen-nazi Marylin Manson, qui les ont pillés sans vergogne.
En attendant, dépêchez-vous de prendre vos places pour le concert qu’ils donneront au Bataclan le 6 février 2006. Il n’y en aura, hélas, pas pour tout le monde !
Pascal GUY

Prix du Style- Hôtel Hyatt Park Vendôme
« Je vous ai déjà vu dans un vieux film policier ». Le serveur a reconnu mon archétype et m’apporte ma hure. On passe vite sur le Beaujolais nouveau. Belle piquette. Royal Tigron des Bobos. Un vrai Bourgogne, vite, par Bélénos ! Métropolitain. Plongé dans Far Horizons de James Hilton. Les inconnues arrivent. « J’aime votre chapeau monsieur. Je peux vous prendre en photo ? ». 23H05 : M°.C.L.H. Ligne 3, direction Shangri-la. Le lendemain, à côté du BHV, je capte une conversation « Dis-moi Claude est-ce que tu aurais des chambres de bonne à vendre ? » « 50 000 euros ! Ok, j’en cherche 10 ». Marchands de misère, esclavagistes postmodernes. 20 mètre cube. Gros cercueil loué 400 euros à des illégaux. La route du rhum passe par les soupentes parisiennes. La CGT plastronne à Hôtel de Ville. Gardes mobiles. Glock à la ceinture. Steel drums dans le lointain. J’achète une paire de gants blancs au Grand Bazar. Rayon femme. 15H00. Express au Pick Clop. FNAC. Je musarde dans les livres à la recherche de (Baise-Sollers) de TH.TH. A l’affût, je pose une oreille indiscrète du côté d’un éditeur important qui vient vendre sa camelote : 3 jours chez ma mère de F. Weyergans. « Ça ne c’est pas très bien vendu ! » La libraire : « Pas vraiment ». L’éditeur relativisant : « Je me suis ennuyé au bout de vingt pages. Je préfère vraiment Salomé ». Je repars avec l’intégrale des « frères Jacques », l’idéal pour s’entraîner à la savate. Je file rue Montorgueil. Un Orangina au Centre Ville.WIFI. Jolie serveuse. A côté de moi « Le théâtre c’est soft, t’es rentré à 23H00 ». La passion à l’heure des poules. Rendez-vous à 20H00 au Hyatt Park Vendôme. Peplum cheap avec colonnes doriques. C’est le Prix du style dans un hôtel sans style. Gluon2 et 4 sont des la partie. Gluon3 est PoW ce soir. Pathétique prix. Lecture d’extraits. F .Weyergans : « Nous nous sommes désiré en mangeant des pizzas ». La sexualité selon Saint 68-tard. Le lauréat à un costume rose qu’il porte mal. Gluon4 en profite pour lui parler des cumulus et des nimbus. Gluon2 immortalise la scène. On regrette de ne pas être allé au dîner de Monsieur Cho, dans un autre salon de l’hôtel. Il paraît que c’est le fils du Dr No. Ni PPDA, ni « Garçon », notre Beigbeder national, ne sont de la partie. Ça pue, mais pas dans le bon sens. Le Gluon c’est un peu comme le Gault et Millaut des soirées poeple. Celle ci ne mérite même pas un demi-pêt. On balance une capsule histoire de signer et de remercier pour le champagne. Les rares brise-couilles présents, sont incapables de marcher dessus. On lance des paris. Le mien est un petit gros qui gesticule. Un naze. Aucune force dans les reins. La capsule valse dans la salle comme une boule de flipper. Gluon4 à mis tous ses espoirs sur un grand représentant de commerce qui discute avec Franck Chevalier. On croirait que ces types sont montés sur coussin d’air. C’est peut être l’hélium dans le cerveau qui les rend si léger ? Au bout de 10 minutes, un inconnu achève la soirée d’un coup de talon. Retraite au QG. Je file deux capsules à Gluon4 qui se rend au « Madame ». Il paraît que Lou Doillon est là...
Tristan Ranx


22 novembre 2005
Übersexuel

18 novembre 2005
Tolérance Zéro
« Tolérance Zéro »... Tout d’abord, messieurs les ânes 68-tard, Tolérance Zéro à un équivalent en bon français du XVIIIe siècle : Intolérance. Quel est donc ce zéro qui se cache entre l’Intolérance et la Tolérance ? Koestler dans le zéro et l’infini, vous expliquera que cette zone de non droit est le goulag. Soljenitsyne parlera du Pavillon des cancéreux ou de l’Archipel du goulag. Paul Celan le désignera sous l’image du « lait noir de l’aube ». Il n’existe donc aucune différence entre l’Intolérance et la tolérance zéro. Dans les camps nazis, la tolérance zéro conduisait à la mort. Dans les dictatures, la tolérance zéro conduit à la torture et au meurtre. Depuis Voltaire le rôle de la philosophie est de lutter contre l’intolérance. Une société qui retourne vers l’intolérance, régresse au niveau zéro de la civilisation. Les 68-tard ont toujours utilisés les mots comme de vulgaires slogans publicitaires sans jamais penser à la valeur symbolique du verbe. Leurs paroles ressemblent à des shrapnels. Depuis des décennies nous supportons sans broncher leurs slogans stupides, qu’ils balancent sur nous comme des bombes au phosphore blanc. Des générations entières disparues sous le fiel de leurs romans à deux mots, misérables haïkus dumdum qu’ils crachent à tous vents.

17 novembre 2005
Un homme nommé "Bourganeuf"
Ce n’est un secret pour personne que Thierry Ardisson construit sa petite légende personnelle à coups d’attachés de presses et de coups médiatiques. Son livre, confessions d’un baby boomer, vendu à plus de 90 000, représente un joli score pour l’auteur de Pondichéry. Ainsi, l’homme de Bourganeuf, revient-il sans cesse sur sa douloureuse jeunesse entre héroïne et suicide. On visualise, horrible, son corps malingre, ses petites jambes grenues de hippie débutant. Ce squelette incapable de porter un cerveau trop créatif, ou les affres du génie se disputent au vol des engoulevents et au soleil noir de la mélancolie. Il y a de la midinette chez Bourganeuf, mais aussi du Cioran. Le cocktail fait superette. Petite musique d’ascenseur. On pleure beaucoup devant tant d’injustice. Bouganeuf, finalement est une femme fontaine. Un automate onaniste. Une Cosette poilue après changement de sexe. Entre trans et transfuge, Bourganeuf rencontre le Cornabeux des Onze mille verges. .. Dandy punk , Ardisson ? Seul le fantôme d’Yves Adrien peut y répondre...Patrick Eudeline aussi, mais qui reste coi. Bizarre. Lipstick traces ?. Punks , ces fils homoncules de Dada et des gnostiques mangeurs de foetus ? Nulle trace de fermeture éclair sur les fesses blanches de Bourganeuf. Il fait peut être un peu peur l’Ardisson, l’arditi sixties de noir vêtu, à vouloir tout mouliner dans son corps meurtri. Le suicide originel se transforme en écartèlement. Bourganeuf, nouveau Ravaillac ! L’étudiant romantique fumeur de H s’est mué en masochiste cynique recherchant la hache du bourreau. Finalement, Bourganeuf est un tragique. Une Antigone de l’audimat qui va allégrement à sa propre perte, un roi qui monte vers l’échafaud. Et le peuple d’en bas ne veut pas être déçu...Yves Adrien non plus...

16 novembre 2005
La première marche (opération jardin ouvrier)
C'à y est ! Nous sommes enfin passés du projet à l'action. Du monde que l'on remodèle dans les bars, comme l'immonde playdo de ma nièce, au vrai monde, celui qui pue ! Celui que l'on aura bien du mal à redresser vu le bordel qu'ont laissé l'industrialisation, deux guerres mondiales, une fausse guerre froide et la pseudo révolution de 1968 qui nous a livré une génération encore plus conne que celle qui l'avait précédée.
Aujourd'hui nous allons faire le premier pas, monter la première marche.
Chez moi, avant d'y aller, mon beau costume d'infiltration sur le dos, j'écoute à fond Rebel Yell de Billy Idol histoire de me donner du courage parce que j'ai le trac, moi ! Comme ces cons d'acteurs avant de monter sur scène. Et puis tout va très vite ! Nous sommes déjà trois en route vers Saint-Germain des Près, le royaume Bobo. Devant le Flore c'est déjà la ruée People. Ca coince grave aux entournures. Deux petits videurs au costume noir et aux gueules d'anciens flics montent la garde. Derrière, deux minets avec une liste comme un bottin sont aux fraises. Ils assurent plus les pauvres ! Y a trop de monde !
Mais si puisque je vous dis que je viens tous les jours !
Ma soeur est déjà là ! C'est elle derrière avec la robe Prada !
Je travaille chez Canal + ! C'est pas de ma faute si je ne suis pas sur la liste !
Ma secrétaire est une conne ! Elle a du oublier !
Bon, c'est clair qu'on ne va pas entrer maintenant. Reculons donc pour mieux sauter. Autour du Flore, une meute de curieux regarde, au travers des murs vitrés, cette nouvelle aristocratie qui boit et rit autour de Beigbeder entouré d'une kyrielle de pétasses, genre hôtesses ou mannequin, coiffées de perruques vertes. Mais qu'est-ce qu'il a bien voulu dire le père Beigbeder en coiffant des pouffiasses avec des perruques vertes ? Certains d'entre nous se posent encore la question. Moi je m'en branle. Notre heure viendra. Pour le moment, repli stratégique dans un rade du coin, vide comme le cerveau de Paris Hilton. Une heure plus tard nous sommes tous infiltrés, les uns derrière les autres, sans aucun problème. La patience est la meilleure arme du guerrier. Mais il y a encore du monde, et que du connu, s'il vous plait ! Et ils parlent de tout mais surtout de rien. Je vois Philippe Dana, Mazarine, Edouard Baer qui n'est toujours pas rasé. J'échange deux mots avec Léon Mercadet, à moins que ce soit Pierre Mathieu, je sais plus et puis je m'en fous. On fait assez couleur locale. Nous sommes camouflés comme des légionnaires dans la jungle africaine. Il parait qu'il y avait plein de belles filles. Moi je n'ai rien vu, trop occupé comme je l'étais à notre attaque en odorama. Juste le temps de passer au bar pour boire un verre, et du raide, s'il vous plait ! Et puis voilà ! On lâche les gaz ! Mes deux cartouches, je les dépose devant la plus grande « fille de » de France : mademoiselle Mazarine. Et puis on file au premier, ni vus, ni connus. Leur soirée est foutue ! Pauvres écrivains ! Il fallait bien que quelqu'un vous le dise : Vous n'êtes finalement que des people comme les autres.
Ce soir là les banlieues sentaient le cramé.
Et au Café du Flore, on ne se doutait pas que ça sentirait la merde !
Pascal Guy

14 novembre 2005
Le musé des ombres
Je suis dans le musé des ombres de V pour Vendetta. Alcatraz. Paris. Point de non retour. On y croise Scaramouche, Don Diego et "Wild Bill". Paname à des allures de RDA. Paris gluon à l’aube des feux d’Aulnay. Paris glamour des carbonari. Demandez au barman du Plazza Athénée qui s’y connaît en mélange. Cocktail Molotov. Terreur des Panzers. 2/3 essence, 1/3 huile. Je m’accroche au Black Russian car impossible de mettre la main sur la vodka noire de Staline. Black russian, ersatz possible. Je suis au PV . Non respect de la signalisation lumineuse prescrivant l’arrêt absolu (Art R 412-30). Les 68-tard croyaient vraiment qu’on allait s’arrêter ? Piano, piano "Tyran rhizomique"... La vache et le prisonnier passent sans encombre les cordons sanitaires. 22H30. J’attends Gluon 4. DJ Eve aux platines. Sixties. Quelques spécimens Londsdale au coin du bar. Plus Boulogne Boys que Mystic Tigris. Une belle blonde aux yeux noirs sort un petit porte monnaie rouge. Délicieuse. Je fume une cigarette "Nat Sherman". Avance rapide. Jolie japonaise au collier clouté. Elle passe un doigt sur l’arrête de son nez et me jette un regard zigzag. Osé geisha ! Mais trop tard pour le libertinage, Gluon 4 arrive avec son habit de travail "prozodezhda" du PROLEKULT. Exposition d’une nouvelle méthode de galvanisation (G .B.A Duchenne, 1885). De la théorie à la pratique Gluon 4 s’injecte une pinte galvanique. On parle de "Garçon". De qui ? Beigbedder, bien sur. Quand on enlève le superflu et il ne reste plus que " Garçon". Joli surnom. Moi, on m’appelle bien "Brise-molet" chez les bâtonnistes. Meantime, la belle Loreilei se poudre le nez en jouant au morpion. Pinte galvanisante. Gluon 2, de noir vêtu, arrive à l’improviste. Juste à temps pour assister à une démonstration biomécanique de Gluon 4 qui enchaîne sur une avalanche de projets les plus extraordinaires. 2H00. Je me glisse dans l’ombre du Panthéon et de Jean Moulin. J’ai volé son chapeau. J’essaie la technique du Shinso Toho no jutsu, ou l’art du lapin dans les hautes herbes. Digital Voice Recorder VN-480 PC. Initialisation. Je suis dans le musé des ombres et on m’appelle Ukifune Jinnai, le ninja nain. J’escalade une façade du Baron Haussmann. 5e étage. Appartement du Shogun Kenshin. Les lattes du plancher grincent. J’évite un piège évident : un paquet de cigarettes Bidis posé sur une pile de Maisons et jardins. Poster du Che au mur. Le Cri de Munch au dessus de la cheminée. "Do it" de Rubin et "Shit man" de Chedanne en rayon. Je trouve les toilettes et grâce à ma technique personnelle appelée "Tsuchizumo" je me cache dans la cuvette des gogues... Après une journée d’attente, l’anneau pylorique de Kenshin commence à lâcher et il se rend aux toilettes. D’un coup de lance, je l’empale de l’anus à la bouche. Méthode Vlad Tepes. End game. Gluon 1. New game. SOP (Standard Operating Procedure) du Gluon : "Stink & Scoot" . Bornéo 1960-1963. Jungle des coupeurs de têtes et des guerrillos maoïstes. Jungle des villes. 2005. Le Gluon dessine des arabesques dans le corps de la cité. Playground. Etat d’urgence, bavures policières, émeutes. Paris sur napalm. La ville où il faut être. Hyperhype. Entre Weimar 1930 et Prague 1900. Panique voluptueuse. Hot sisters et bad boys sur le haut du pavé : Bübis, Gougnettes, Mädis, Dodos... "Sinful cities of the western world" ( Hendrik De Leeuw, 1934). Algolania et metatropism à tous les étages. Je suis dans le musé des ombres. Tableau de Manassé. Dangerous passion. Progression d’un comité gluon dans la jungle. "Contact, contact!" Gluon2 riposte en vidant son chargeur. Boule de feu. Gluon 2 hurle : "Tube avant! ". Formation en colonne. Gluon 2 dégage sur la gauche (SOP). Gluon 3 ouvre le feu en avançant. Hellfire. Derrière lui, Gluon 1 et 4 prêts pour le grand rocking du tube avant. Gluon 4 est touché. "Like a bat out of hel l/ I’ll be gone when the morning comes" (Meatloff, Steinmann, 1977). Je tire une dizaine de coups pour le couvrir. Encerclement. Gluon 4 se relève like a bat out of Hell. "Rico! Rico!" Eclatement de la formation et exfiltration individuelle vers notre prochain point de rendez-vous. I’ll be gone when the morning comes.
Tristan Ranx

09 novembre 2005
« Opération jardin ouvrier »
« Yea ! Je traverse la vallée de la mort sans craindre les démons, car mon nom est Gluon1. Je suis né en 1969. » Aujourd’hui, 8 novembre 2005, l’opération jardin ouvrier vient de débuter. Hier, c’était l’anniversaire de la révolution russe de 1917. Ah ! Le bel ouvrage ! Mais ne rêvons pas, les Maïakovski et les Rodchenko ne sont plus de la partie. Appuyez sur « start ». Saint Germain des prés est un Gameboy grandeur nature. Le Gluon est dans la matrice. Objectif : café de Flore, bastion, citadelle, bastille de la hype 68-tarde. Préparation : costume blanc d’Alfredo Vargas « the movie ». Quelques mouvements d’arts martiaux pour dérouiller la carcasse : le système Mark XIII , « nulle chair ne sera épargnée », spécialement conçu pour le Gluon à base de biomécanique (BioMX) de Meyerhold. Paris brûle ! Apocalypse Now in live sur CNN. Quatre gélules de guarana comme les réducteurs de têtes jivaros. Le ventre vide, la faim de Hamsun donne des ailes. Là bas, dans sa tanière, Gluon2 visionne une dernière fois « Cecile B demented ». Gluon3 vient de sortir victorieux d’un combat de boxe à mains nues. Gluon4 doit être quelque part à griller les feux sur sa Ninja 1000. Je jette un ultime regard sur les « techniques d’infiltration pour l’opération jardin ouvrier », petit manuel du ninja moderne réalisé par Gluon4. Dernier avertissement : « Si vous n’êtes toujours pas dedans, c’est moche pour vous ». Préparation, Improvisation, Action (PIA). Point de rendez-vous n°1. Le comité Gluon est au complet. Quatre costumes blancs immaculés. Repérage de la cible, 20H00. Umberto E. nous a trouvé des cartons. Sésame, ouvre-toi ! Nous sommes un commando en marche. SAS, SBS, LRDG. 17 novembre 1941. Nous venons d’être parachutés au dessus de la cible par un Bristol Bombay. Objectif : obtenir des renseignements, harceler et immobiliser les forces allemandes. « Yea ! Je traverse la vallée de la mort sans craindre les démons, car mon nom est Gluon1. Je suis né en 1969. » Guerre, magie, piège à gogos. Nous utilisons la technique de la « suspension ethéréenne » de Robert-Houdin pour passer au dessus des Cerbères. Le Flore, c’est un peu la bouteille inépuisable dont nous allons tarir le goulot. La salle est comble et ça piétine comme dans un cours de steps. Il suffira de jeter les raisins de la colère sur ces petits pistons de velours pour qu’un vin à l’arôme puissant vienne exhaler ses senteurs délétères. Gluon4 est le premier à lâcher ses pets rabelaisiens. J’en rajoute à la cantonade « ça sent Barbouze de chez Fjord ! ». Ammoniusulfide- farces et attrapes- Made in Fed. Of Germany. La chimie teutonne, gloire de l’industrie et fabriquant du pet en boîte dans ses conglomérats de la Ruhr. Gluon3 attrape au vol un instantané de Mazarine « On aurait pas dû lui donner le prix ! » Toujours un ami de moins pour la promeneuse solitaire... J’attrape au vol un 68-tard. « T’as lancé des pavés ? », « Oui, bien sûr ! », « Tu sais, lui dis-je, le CRS dont tu as éclaté la rotule, c’était un quinqua, père de 6 enfants. Il a perdu son boulot. Toute sa vie détruite. En 1969, il s’est suicidé avec son arme de service qu’il devait rendre le jour même... », « Euh, non mais j’ai raté... ». Oui mesdames et messieurs, c’est une génération qui a beaucoup raté ! « Mais ça sent la merdre ! ». Ubu a balancé tous ses cruise missiles. J’ai des flashs des 12 salopards. A la fin de l’année 1941, l’escadron A du Long Range Desert Group, et les SAS, détruisent plus de 100 appareils ennemis. « Apportez-moi la tête d’Alfredo Vargas ! » Miroslav s’énerve. Couvre feu au Flore. 22H30. L’opération jardin ouvrier vient d’égaliser les chances entre la banlieue et les beaux quartiers. Beigbedder et sa suite en perruques vertes quittent les lieux. Fâché, bourré. Garçon a rangé ses élixirs. Rabelais et le Grand Gargan ont soufflé Bacchus avec un vent mauvais...Rumeur dans les travées : « ça c’est encore un coup d’Edouard Baer! »
Tristan Ranx


08 novembre 2005
Le Gluon annonce une action en odorama à Saint Germain des prés...
Aujourd’hui, le 8 novembre 2005, au café de Flore de Paris, le Gluon à lancé sa première action contre un bastion soixante-huitard. L’action baptisée « opération jardin ouvrier »avait pour objectif l’infiltration d’un groupe d’activistes – les Gluons- lors de la remise du prix de Flore. A l’aide de produits olfactifs désagréables, mais non-violents, nous avons perturbés l’organisation de la remise du prix.
Le Gluon est un mouvement anti soixante-huitards qui lutte contre la mainmise de la génération des baby-boomers sur tous les rouages de la société. Nous considérons le prix de Flore, qui est principalement composé de jeunes auteurs « rebelles », comme la caution morale de la génération 1968. L’opération « jardin ouvrier » a pour objectif de donner un coup de pied dans la fourmilière et de réveiller ce petit groupuscule qui doit désormais prendre position, et reconnaître le destin et le sacrifice de cette génération occultée dont ils sont membres. Le temps du choix entre leur appartenance à la génération des réprouvés, ou à celle des soixante-huitards, est à l’ordre du jour. Alors que les banlieues s’enflamment dans toute la France, le Gluon veut annoncer la rébellion et la revendication de ceux dont on ne parle jamais.
Le Gluon dénonce la constitution d’un peuple de soixante-huitards dont le coup d’Etat permanent dure depuis des décennies, jusqu’à se constituer au début du XXIe siècle en une nouvelle aristocratie héréditaire : caste de « surhommes » réunissant l’acteur, le chanteur, le comique troupier, l’intellectuel, l’homme d’affaire, le nouveau philosophe, le publicitaire, etc... Cette caste postmoderne se nourrit du sang des audimats et des lectorats, fonctions basiques d’une humanité revenue à sa plus simple expression. Nous affirmons que la génération des soixante-huitards a déclaré la guerre froide à ses petits frères humains. Nous exigeons la capitulation sans condition du soixante-huitard, celui que nous appelons le « Tyran Rhizomique », et réclamons sans délai, la place qui nous est due au sein de la société.
Comité Gluon –Opération Jardin ouvrier du 8 novembre 2005

03 novembre 2005
« Génération 1968, Génération "Gubble" »
En 1996, Alex Garland, un jeune romancier anglais né en 1970 publiait son premier roman : « La plage ». Dans un prologue Apocalypse Now, le héros, à la manière d’un Edgard Allan Poe postmoderne, se désignait ainsi : « Yea, Thought I walk through the valley of death I will fear no evil, for my name is Richard. I was born in 1974.” Jamais le cri d’une génération n’aura été aussi significatif, jamais la critique d’une génération, celle de 1968, n’aura été aussi acide. La plage, c’est le dernier réduit de l’utopie communautaire, une île secrète ou règne un couple de hippies gourous. Pourtant, la décomposition du système est en marche sous l’effet du suicide d’un fondateur, de la folie, de l’égoïsme et de la lâcheté. Le héros, quand à lui, est un véritable monstre pour les derniers hippies, puisque sa morale issue de la pratique assidue du Gameboy et sa passion pour le risque et la violence, s’avère en fin de compte bien supérieure à la morale New Age d’une communauté qui dérive inévitablement vers la « famille » de Richard Manson. La plage est une métaphore dans le sens ou l’entendais Thomas Morus dans Utopia, . On pense inévitablement au film Zardoz de John Boorman, ou un monde pourri et décadent dirigé par des gourous immortels est définitivement détruit par l’irruption des barbares.
Parlons maintenant de la littérature post 1968 ?. Qui se souvient encore de Bernard Noël, Pierre Guyotat, Tony Duvert, Theo Lésoualc’h, Michel Ohl, Francis Giraudet, Michel Haristoy, Manzi’e, Maurice Roche ? Ces auteurs « illisibles » ne sont cependant pas dénués de talent puisqu’ils ont réussit à transformer la langue française en crypto copte hindi : dépaysement garanti. Parmi les grands écrivains nés de la révolution de mai citons Alain Chedanne, et son roman « Shit man », véritable « chef d’oeuvre » qui provoqua un début d’érection chez Patrick Rambaud. La suite sent plus le canabis que l’académie française avec « H » , le récit de Brigitte Axel, une routarde belge,. Continuons notre chemin avec Muriel Cerf et son Antivoyage vers Bénarès qui sent autant le pipi que le patchouli. Avec la zonarde, Nicole Bley, nous mettons le cap sur les enfers hexagonaux de La panthère Bleu. Un roman qui nous touche cependant puisqu’il décrit admirablement le monde d’aujourd’hui avec ses banlieues pourries, la zone et les crèves la faim. Bienvenue dans le futur, Nicole ! Ceux qui restent s’accrochent désespérément à la vieille barque éditoriale comme Patrick Rambaud devenu monsieur Bonaparte et Jacques Henric dont l’épouse nymphomane Catherine M, raconta la misère sexuelle des vieux soixante-huitards, répondant à trente ans d’intervalle à la question de Cohn Bendit qui interpellait un ministre en lui reprochant de ne pas s’intéresser à la sexualité des étudiants ? N’oublions pas que ce même Dany Le rouge pondait en 1975 un ouvrage collectif sur 1968, vendu à trente mille exemplaires et intitulé « Le Grand Bazar » (Belfond). On jugera au passage que le soixante-huitard de service est au dessus de la morale et des lois lorsqu’il décrit son expérience dans les crèches allemandes : “Il m'était arrivé plusieurs fois, écrit-il, que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. S'ils insistaient, je les caressais quand même. (...) Mon flirt permanent avec tous les gosses prenait vite des formes d'érotisme.” Dans un amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion d'un débat public sur «l'engagement en politique» Cohn-Bendit y déclarait récemment «On a sorti tous nos textes, toute notre histoire. Elle n'est pas simplement jolie, on y trouve des pages noires et aussi des pages dont nous pouvons avoir honte». La révolution de mai avait tout prévue, même la mauvaise littérature. Mais le soixante-huitard est au dessus de ces considérations matérialistes puisque les «propos» de Cohn-Bendit doivent être compris dans un contexte « de déconnexion et de désacralisation de la sexualité très important qui a débouché sur le droit à l’avortement et l’autorisation de l’homosexualité » (Jean-Jacques Lebel in Technikart n°95). En résumé, l’époque était à l’expérimentation et certaines dérives étaient donc inévitables et globalement profitable à la communauté, et ceux qui en doutent sont des « réactionnaires ». Ainsi, le passage par 1968 est un blanc seing qui permet toutes sortes d’expérimentions comme le plagiat d’Ardisson pour son roman Pondichéry, petite pochade vite pardonnée qui n’empêche nullement l’écrivain en sursit de passer dans les émissions littéraires. N’en doutons pas, un jeune auteur pris en flagrant délit de plagiat serait exécuté en direct dans l’émission d’Ardisson. Pas de pitié pour les perdants, le soixante-huitard est un carnassier, un joueur qui écrit lui même les règles : le casino gagne toujours...
En 1991 l’écrivain canadien Douglas Coupeland publiait Génération X. L’éditeur français du roman s’appliqua dans la quatrième de couverture à désamorcer le polémique « Ce n’est pas le livre d’une génération perdue moins encore sacrifiée ». Simplement une gentille petite jeunesse qui combat l’adversité avec humour et lucidité. Bien voyons ! Je n’ose imaginer la quatrième de couverture d’un livre d’Alfred Rosenberg : « une déambulation champêtre dans nos légendes paysannes... » Il suffisait de lire Génération X pour se rendre compte que l’objectif de Coupeland était de désigner l’ennemi : « Nostalgie obligatoire : Obliger un paquet de gens à se souvenir d’une époque qu’ils n’ont pas connue. « Comment pourrai-je faire partie de la génération des années 60 alors que je n’en ai aucun souvenir ? ». Le soixante-huitard est aussi une figure pathétique : « Catogan ramolo : membre de la génération Baby boom, d’âge mûr, fatigué par la vie et nostalgique des temps hippies d’avant la fatigue. » et puis enfin la substantifique moelle du roman : « Haine du boomer : jalouser la richesse matérielle et la sécurité à long terme accumulées par les aînés de la génération du baby boom, qui ont eu la chance de naître au bon moment. » Mais voilà, Coupeland, en ne proposant aucun remède à l’anéantissement, n’offrait aucune porte de sortie. Il faudra attendre le roman Figth Club de Chuck Palaniuk pour que la génération underground devienne une entité inquiétante pour les soixante-huitards. Dans le désert des tartares du yippieland, le danger venait désormais de l’intérieur, des hordes barbares surgissaient des confins de la civilisation, c’était une cinquième colonne. On cria au « fascisme », dévoilant au passage le manque de culture générale d’une génération qui aura eu ses diplômes dans des pochettes surprises. C’est ainsi que le slogan stupide CRS=SS, par un effet pervers de l’histoire allait pouvoir se retourner contre ses auteurs, puisque les CRS de 1968, prolétaires quinquagénaires, n’avaient aucune vocation à devenir l’élite de l’Etat et c’est bien la génération des soixante-huitards qui deviendra une nouvelle aristocratie héréditaire et qui instaurera, par un paradoxe étonnant, un examen de sélection draconien à l’entrée dans le corps des CRS...
On rapprochera ainsi ces enfants de l’aventure hippie aux wanderwogël de Weimar. En 1936, C.G Jung affirmait « Ces blonds adolescents ( et quelquefois adolescentes) que l’on voyait, inlassables errants sur les grandes routes, depuis le Cap Nord jusqu’à la Sicile, le sac à dos et armés d’un guitare, étaient les serviteurs infatigables de l’errance(...) Dès 1933, cependant, cette façon de rouler sa bosse prit fin, remplacée par une marche au pas cadencé, à laquelle prirent part des centaines de milliers d’individus, depuis le bambin de cinq ans, jusqu’au vétéran. » C’est un fait, qu’à défaut de « pas cadencés », les demi-dieux du Yipieland ont finalement mis la société à leurs pieds. Le directeur du quotidien conservateur allemand Die Frankfurter Allgemeine Zeitung déclarait que « Cette génération 68 parvenue aujourd’hui au pouvoir s’est affirmée en fouillant et condamnant le passé de la génération précédente [les nazis]. Il n’est pas aberrant qu’on lui demande aujourd’hui des comptes sur son propre passé. » Et le passé de nos « maîtres » porte des zones d’ombre depuis le racisme revendiqué de Charles Manson et sa théorie de l’Helter Skelter, la drogue, la violence et la prostitution de Heigh Ashbury . On citera aussi volontiers l’église hippie « The Process Church of the Final Jugement » quand en 1966, 25 membres du groupe quittent Londres pour une quête mystique au Yucatan qui les conduit à la terre promise de Xtul ou ils découvrent l’aspect « magique » des bergers allemands et des uniformes noirs pour se protéger des autochtones. De retour en Angleterre, ils influencent Marianne Faithful et Mick Jaeger, les deux hérauts éthyliques de la révolte soixante-huitarde.
Ces « fous du zen » dont l’idéologie ne tenait qu’à une seule proposition « Ne pense pas. Vas ton chemin en dansant. Rien de plus facile au monde. » (Kerouac, Les clochards célestes), dérivaient dangereusement sur les chemins de traverse de la violence et du pouvoir, mais à la différence de la Beat Génération, les clochards de Heigh Ashbury se sont arrêtés sur le bord de la route, sans avoir le courage du voyage sans retour de Neal Cassidy. Ils vivent désormais dans les draps de leurs vieux ennemis, observant d’un oeil torve, un jardin zen d’intérieur conçu par un architecte contemporain. Norman Spinrad en 1967 dans The Men In The Jungle (chaos total ) avait décrit un processus révolutionnaire dont l’objectif n’était autre que l’argent et le pouvoir. John Milius en 1982, dans le remarquable Conan le Barbare, avec Schwarzenegger, avait dénoncé le pouvoir de l’esprit sous la forme d’une secte totalitaire hippie s’incrustant dans la trame de la société. Dès 1970, « Do It » de jerry Rubin, annonçait le modus operandi de la prise de pouvoir des baby boomers. Dans le chapitre 13. Scénario de l’avenir, Rubin annonce l’occupation des université (postes de professeurs) , l’infiltration de l’Etat ( action politique), le contrôle de la radio, de la télé, des journaux ( OPA sur les medias), prise de contrôle des usines ( marché des actions), contrôle des banques et du capital ( phase capitaliste...). Le soixante-huitard tend rapidement à cumuler la possession des instruments de contrôle : politique, économiques, médiatiques. Ce putch s’accompagne d’une manipulation historique sur sa prétendue légitimité née de sa rébellion originelle, car Mai 68 n’aura été qu’un immense « brain storming » à l’usage de ses yippies bientôt reconvertis dans l’économie capitaliste. La « révolution » servira ainsi à vendre des slips ou tout objet de consommation, et les images « iconiques » de la révolte étudiante seront l’inépuisable support publicitaire des multinationales. Ce mythe de la « révolution de mai 68 », conduit à un double aspect : un complexe de supériorité et une morale du ressentiment vis à vis des générations suivantes. 6 ans après les « événements », en 1974, la prise du pouvoir est consommée. Auto proclamée dernière génération morale de la fin de l’histoire, son règne sera sans partage. Mais la vieille garde de 1968 corrompue par le pouvoir et les armes de la bourgeoisie médiatique est devenue « gubble », mot jadis forgé par Philip K. Dick pour désigner l’état de décomposition qui, sous l’effet de l’entropie, tend inévitablement vers l’ordure et le chaos. Le Chaos final, n’en doutons pas.
Entre 1968 et 1974, une nouvelle république voit le jour, la république des clercs, composée de prêtres savants du prêt à penser, de lettrés imbuvables mettant les points sur les i, d’écrivains protubérant ressassant sans cesse comme des d’Ormesson sous acide, puis les neo-mandarins post maoïstes, stylistes du mépris, vieux guépard du journalisme, avocats moralistes, conseillers en tout pour les nuls, psychologues des foules, psychiatres et psychanalystes de télévision. C’est ainsi que la clé de voûte du système est sans conteste l’audiovisuel, miroir aux alouettes et vache à lait de la nouvelle aristocratie dont les enfants n’ont plus seulement un certificat de naissance, mais une particule de noblesse télévisuelle. S’il existe une chose que l’on ne peut enlever aux baby boomers c’est leur professionnalisme. La prise de contrôle de tous les rouages de la société leur aura permis d’atteindre leur niveau d’incompétence ultime. En éthologie l’hyper spécialisation est la singularité des espèces en voies d’extinction. Celui qui aura approché ces « pros » aura été abasourdi par la morgue, et le mépris dans lequel ils tiennent ceux qui ne viennent pas du « sérail ». Si leur clone issu des années 60 venait à eux, il le repousserait avec autant d’ostentation qu’ils nettoient leurs bottes d’un jet de salive. Abbie Hoffman déclarait ainsi : « Comment croire que l’on puisse vivre les années 60, puis les années 70, et maintenant les années 80 en appliquant toujours les mêmes recettes ? Ces recettes ne sont plus appropriées à notre époque, tout simplement parce que les gens qui contestaient au cours des années 60 sont devenus des gens qui dirigent le pays aujourd’hui. Et puisque nous sommes la nouvelle majorité, pourquoi devrions nous contester ? » Thierry Ardisson, soixante-huitard médiatique affirmait au magazine technikart en 2005 « aujourd’hui, notre génération, celle des baby boomers, occupe des places stratégiques dans les médias et ailleurs. Et ceux qui ont Trente ou 40 ans, ben si j’étais à leur place, je serais terriblement énervé. Il y a peu de place et nous sommes là pour encore 20 ans, minimum... »
Mais ces prochaines décennies risquent de devenir difficile pour les enfants de mai car le tiers état du XXI e siècle n’est plus constitué de gamins élevés au sirop d’orgeat des trente glorieuses, mais d’hommes mûrs élevés à la bière amère de la Crise. Ceux ci n’ont plus rien à perdre. Notre livre de chevet n’est pas « Shit Man », mais « Les chant de Maldoror », nous ne rêvons ni à Goa, ni à Benarès, mais au Paris des Apaches. Nous sommes les enfants d’un antimonde d’arsouilles, de neuromanciens, et de Fantômas, un monde de barbares venus du passé et du futur, et qui viennent se rappeler à votre bon souvenir en tirant vos barbes de vieux sages priapiques.
Tristan Ranx
8 Novembre, 2005

31 octobre 2005
Sur les collabos...

26 octobre 2005
Saying of the wise
G. K. CHESTERTON dans, "Saying of the wise", affirmait "que ce n’est pas faire preuve de courage que de s’en prendre à des choses dépassées ou désuètes, pas plus que de provoquer sa grand-mère. L’homme réellement courageux est celui qui brave les tyrannies jeunes comme des matins et les superstitions fraîches comme les premières fleurs". La question, dès lors, consiste à déterminer si les soixante-huitards sont des vieillards décatis ? Dans l’affirmative, les attaques du Gluon sont misérables puisque le seul fait de se moquer d’un pépé est inadmissible. Mais observons bien ces vieillards au gros pouvoir d’achat et vous comprendrez bientôt le terme "d’anatomiquement correct". Pour garder le pouvoir les soixante-huitards doivent maîtriser leur image en manipulant leur représentation anatomique. Qui veut comme "maîtres" des petits vieillards décharnés ? Le soixante-huitard est dans l’ensemble chirurgicalement amélioré grâce à des implants siliconés et des injections de collagènes. Il est bronzé à mort par de régulières séances d’UV. Le 68’tard vit dangereusement, quitte à se transformer en mélanome ambulant. En paraphrasant Molière, celui ci peut s’exclamer "Il n’est rien d’égal au bronzage", cela fait rentrer l’argent et impressionne le tout venant... Et puis la technologie avance avec les injections de Botox, les implants capillaires, le viagra, les hormones de croissance, les amphétamines et les stéroïdes, et la boîte de Tamiflu (on ne sait jamais). Bronzé, musclé, chevelu, priapique, le 68’tard est un mutant. Alors pas de pitié mal placée, ces Terminators et Gladiators nés du croisement entre les hippies "peace and love" et la semence d’un Charles Manson, ne sont pas de braves types inoffensifs.

25 octobre 2005
Roi Heenok. T'entends !
Désolé, mais celui ci, c'est vraiment la tête à claque de la décennie. On lui décerne la médaille du soixante-huitard d'honneur : Grand Croix de l' hydroconnerie. Ce roi Heenok, est aussi un champion du monde du plus petit cerveau du monde. Un bien bel individu à inviter à un diner de con. Bel accent quebequois tout de même. T'entends ! C'est du « grime » , du rap grimé en merde. Grandiose. Je ferai bien Fight club avec lui histoire de lui montrer que le gluon c'est aussi la gifle et le coup de poing. Malheureusement, la police risque de l'arrêter prochainement vu la teneur de ses textes. L'énergumène est en cavale, il a abandonné ses disques de Julien Clerc à sa mère, le pauvre. Aux dernières nouvelles le roi Heenoch s'est fait buter par des talibans du côté de kandahar. C'était la première fois qu'ils essayaient leur kalach sur un clown. Dire qu'il était leur ami. Tu vois, roi heenok, on prend des risques à être nul en français et à dessiner des flingues en classe. Si vous voyez son clone triste dans la rue. Dîtes vous qu'il est fabriqué à la chaîne dans une usine de P-cul. Le Roi Heenok, il est aujourd'hui le dernier des cons. De profundis clamavit.

21 octobre 2005
The Gluon, southern hemisphere branch.

Le 6 mai 1960, Cuba, lors d’un meeting auquel assistaient d’ailleurs Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoire, l’ancien photographe de mode Alberto Korda prenait deux clichés d’Ernesto Guevara de la Serna. Le photographe et le révolutionnaire avaient alors tous deux 32 ans. Sept années plus tard le Che était tué comme un chien blessé en Bolivie sur les conseils directs de l’humaniste Agence Centrale de Renseignement (CIA). La même année, un éditeur et publiciste de Milan, Giangiacomo Feltrinelli, qui était également proche du régime cubain, utilisa, en la recadrant, l’une des photos de Korda pour l’éditer en poster à des millions d’exemplaires. Bien évidemment, tout pétri de ferveur révolutionnaire, il oublia de dire au photographe cubain que ce dernier avait légalement droit à un pourcentage sur les ventes. On connaît la suite. Cette photo, l’une des plus représentatives, quoi qu’on en dise, du XXe siècle, a été déclinée sur tous les supports et a engraissé des cohortes de marchands de slips durant les quarante dernières années. Or Alberto Korda n’a pas touché un cent sur ces faramineux profits. Le seul procès en justice qu’il intenta, et qu’il gagna, fut celui contre le brasseur Smirnoff qui avait collé sa photo de Guevara sur une bouteille de vodka. C’était courant 2000 et Korda se vit verser, à titre de dédommagement, la somme de 50.000 $ qu’il reversa intégralement au ministère cubain de la santé. Alberto Korda, qui est mort à Paris d’une attaque cardiaque le 26 mai 2001 à l’âge de 72 ans, pensait que l’image du Che appartenait à tout le monde et n’a jamais cherché à s’enrichir sur sa photo. Et cela est tout à son honneur. Que l’image du Che appartienne aux miséreux, malheureux et crève la faim d’Amérique du Sud et Centrale, des Caraïbes, d’Afrique et d’ailleurs, personne ne peut le contester. Mais qu’une bande de marchands de tissu et d’illusions s’approprie cette image dans l’unique intention de la marchander contre monnaie sonnante et trébuchante voilà qui est proprement inacceptable et surtout, qui n’a que trop duré. Nos soixante-huitards, maintenant bedonnants, imbus d’eux même et confortablement assis sur leur gros cul depuis plus de trente ans ont été les premiers à acheter les posters de Feltrinelli. C’est au nom du Che, de Mao, de Trotski qu’ils ont fait leur révolution de salon. Une révolution de petit-bourgeois qui n’a servi qu’à eux et qui leur a avant tout permis de se laisser pousser les cheveux, de s’enfiler les uns les autres et dans le désordre, mais surtout d’établir une véritable noblesse de privilégiés qui gangrène maintenant tous les postes clé et qui a l’audace nobiliaire de casser derrière eux leurs progénitures, comme ci de rien n’était. Or quel est notre héritage aujourd’hui de cette révolution de mai ? C’est le meilleur de la technologie, le pire de l’humanité et encore des t-shirts du Che à acheter. Et bien il est temps que cela cesse. Si Korda ne voulait pas d’argent pour ses photos pourquoi devrions nous donner cet argent à un privilégié qui s’est servi, comme Fidel Castro, de cette révolution pour asseoir son gros cul sur un fauteuil en cuir ?
Toute cette génération hypocrite qui n’a eu que du bon temps sous la sainte icône de Guevara oublie bien vite que Guevara, lui, a vécu pour ses idées et que ce ne sont pas ses idées qui l’ont fait vivre. Au contraire, elles l’ont tué dans un ravin de Bolivie, seul, blessé et sans photographe cette fois. Que l’on vende des t-shirts du cadavre de Guevara exposé à la morgue par l’armée colombienne et on verra si le rond de cuir qui les a prise aura autant de désintéressement que ce pauvre Korda.
Le gluon en a plus que marre de voir la tête du Che vendu comme les kebabs au coin des rues.
Le gluon ne veut plus que le Che soit considéré comme un produit comme les autres. Le gluon ne veut pas que le cadavre du Che soit la pute de nos maquereaux soixante-huitards.
C’est pourquoi le gluon va rétablir la plus grande injustice en copyright de l’histoire et se constituer en association afin d’imposer, dans le monde entier, une taxe internationale sur les vendeurs de slips qui exploitent l’image d’Ernesto Guevara pour s’acheter une piscine. Le droit international est avec nous alors frappons les souteneurs des illusions perdues là où ça leur fait mal. Que chaque croque-mort du Che donne un pourcentage de ses ventes et, à l’exemple de Korda, nous reverserons cet impôt révolutionnaire pacifique aux miséreux d’Amérique Latine.
Le gluon continue la révolution et ne s’assoie pas dessus pour arriver à l’étage supérieur.
Hasta la victoria siempre compadre
Pascal Guy - Ecrivain

18 octobre 2005
Dans la théorie de la chromodynamique quantique (quantum chromodynamics, ou QCD), qui est utilisée aujourd'hui pour décrire l'interaction forte, les gluons sont échangés lorsque des particules possédant une charge de couleur interagissent. Lorsque deux quarks échangent un gluon, leur charge de couleur change; le gluon se chargeant d'une anti-couleur compensant la perte du quark, de même que la nouvelle charge de couleur du quark. Étant donné que les gluons portent eux-même une charge (et une anti-charge) de couleur, ils peuvent aussi interagir avec d'autres gluons, ce qui rend l'analyse mathématique de l'interaction forte très compliquée.


17 octobre 2005
La première trace expérimentale des gluons a été découverte au début des années 1980 par les physiciens du laboratoire DESY. Ils découvrirent jusqu’à 8 différentes sortes de Gluons, en fonction de leur charge et de leur anti-charge de couleur. Mais Gluon est aussi le porte parole de l’objet inanimé selon Roland Topor. Ainsi, dans les années 1980, la célèbre émission pour la jeunesse « Téléchat » , voyait Lola l’Autruche et le Chat Grouchat réaliser des interviews de plusieurs Gluons, comme celui de la tarte à la crème, ou du fameux Gluon du Trou, le premier Gluon découvert dans l'accélérateur de particules PETRA (collisions électron-positon) de Hambourg...

Manifeste Gluon
Nous, le Gluon, fustigeons le soixante-huitard et sa morale née des pavés qu’il a jetés dans la grande mare des illusions perdues.
Nous écrasons de notre mépris le mythe de la révolution de mai, qui ne sert plus qu’à vendre des slips.
Nous annonçons que le Gluon est constitué d’hommes et de femmes endurcis par la crise éternelle.
Le Gluon pointe du doigt la caste illégitime des passéistes.
Le Gluon dénonce la constitution d’un peuple de soixante-huitards dont le coup d’Etat permanent dure depuis des décennies, jusqu’à se constituer au début du XXI siècle en une nouvelle aristocratie héréditaire : caste de « surhommes » réunissant l’acteur, le chanteur, le comique troupier, l’intellectuel, l’homme d’affaire, le nouveau philosophe, le publicitaire, ainsi que les ministres, écrivains et journalistes. Cette caste postmoderne se nourrit du sang des audimats et des lectorats, fonctions basiques d’une humanité revenue à sa plus simple expression : le tatouage virtuel du pourcentage sur le corps des sous-hommes.
Le Gluon est celui qui pointe du doigt le mensonge de ceux qui ont préféré s’amuser en écrasant l’homme sous la bonne conscience et le cynisme.
Nous affirmons que la génération des soixante-huitards à déclarée la guerre froide à ses petits frères humains.
Nous exigeons la capitulation sans condition du soixante-huitard, celui que nous appelons le « Tyran Rhizomique », et réclamons sans délai, la place qui nous est due au sein de la société.
Nous déclarons le Gluon « Terre d’Asile » pour tous les dissidents, transfuges, traîtres et opportunistes soixante-huitard sentant le vent tourner...
Le Gluon ne peut exister sans un autre Gluon.
Un Gluon c’est 1=2.
Le Gluon est une force.
Le Gluon est universel.
Le Gluon est le rire.
Le Gluon est un résistant.
Le Gluon à des ennemis.
Le Gluon ne fleurit pas en mai.
Le Gluon est séduisant.
Le Gluon est intelligent.
Le Gluon est une arme de destruction passive.
Fait à Paris le 16 octobre 2005
Tristan Ranx























